pranisme: mise à jour

10

si vous ne connaissez pas le pranisme, débutez l’aventure par le commencement >ici<.
certains d’entre vous m’ont demandé de donner des nouvelles sur mon expérience, alors je m’exécute:

donc, je n’ai pas renoncé à vivre d’amour et d’eau fraîche… he he! comme quoi il y a toujours du vrai dans les vieilles expressions linguistiques! comme je l’ai expliqué dans un article précédent, décider qu' »on sera pranavore à partir de maintenant » est idiot. parce que le corps et l’esprit ne fonctionnent pas comme ça. ça ne se décide pas, ça « arrive ».

il y a quelques mois j’ai rencontré une jeune femme délicieuse qui glissait doucement, spontanément et naturellement vers le pranisme. son alimentation s’alignait en douceur sur ses convictions et ses pratiques. elle m’a confié qu’elle ne pouvait pas (NE POUVAIT PAS) passer une seule journée sans méditer au moins une heure (AU MOINS!). ça m’a semblé énorme! elle ne mangeait plus de viande et mangeait de moins en moins tout court. elle n’avait simplement pas faim. en l’écoutant je n’ai pas compris. et maintenant que je me renseigne sur le pranisme, je comprends.

– pour capter l’énergie de l’univers il faut être allumé(e) (vous l’entendrez dans le sens qui vous conviendra en fonction de votre évolution spirituelle, je vous encourage même à en rire car le rire est un des trésors de la nature humaine).
– on ne peut être allumé(e) que si on a une évolution spirituelle suffisante, soutenue par une pratique constante et quotidienne (votre spiritualité peut être votre religion, soyons bien clairs. mais à condition que vous viviez votre religion en conscience: non pas en acceptant pour vraie l’expérience des autres mais en sortant de votre zone de confort pour vivre vos propres expériences et en questionnant votre religion).
– à partir de là, si le 6ème chakra est ouvert, que la méditation (ou la prière) est quotidienne et que votre rapport à la nourriture devient conscient (on a conscience de sacrifier la vie – animale et végétale – en consommant des êtres vivants), le pranisme se met en place.

ce n’est pas volontaire ou dirigeable. ça arrive. ça vous tombe dessus. comme tout d’ailleurs dans la spiritualité. on réalise qu’on médite plus souvent, qu’on mange moins, de moins en moins, puis on se met à passer une journée sans nourriture de temps en temps, on trouve juste que ça nous fait du bien. puis on passe deux journées de temps en temps, puis c’est de plus en plus long entre deux repas. et tout d’un coup on réalise qu’on vit très bien sans manger. c’est arrivé, ça n’a pas été voulu ou dirigé. ça n’a rien à voir avec de l’anorexie, avec une volonté de ne plus manger, ou une volonté de se détruire.

c’est d’ailleurs pour cela que je dis que c’est idiot de forcer la main dans ce sens, de le vouloir, de diriger. et ça peut être dangereux aussi car ça peut masquer de l’anorexie ou une dépression. je dirais que l’élément décisif est la zénitude que l’on éprouve: pas d’angoisse, pas de regard torturé ou négatif porté sur le monde, sur soi ou sur les autres ou sur la nourriture. cette inquiétude a aussi fait l’objet d’une vidéo du même auteur que la première (Gabriel Lesquoy). il l’explique très bien avec ses propres mots:

cette zénitude est reliée à un temps minimal passé en méditation (ou en prière) chaque jour. si vous ne pouvez pas vous passer d’au moins une (ou plus) méditation par jour, alors il est possible que vous trouviez votre nourriture là. l’expression nourriture spirituelle prend d’ailleurs tout d’un coup un sens aussi nouveau que littéral, c’en est drôle!

et c’est surtout de ça que je voudrais parler aujourd’hui. j’ai testé le pranisme forcé, donc. vous m’avez lue, j’ai décidé d’essayer, comme ça, de but en blanc, pour voir. avec tous les bémols que je viens de lister et dont j’avais plus ou moins conscience en débutant. mais je voulais tester, vous me connaissez, je suis une grande curieuse! ça me fait penser que cette expérience prouve à elle seule à quel point j’aime expérimenter de nouvelles choses. oui je suis prête à me priver de nourriture pendant plusieurs jours pour l’amour de la connaissance. oui, je peux faire ça, moi, l’immense gourmande devant l’éternel!

qu’est-ce qu’il en a résulté?

aujourd’hui j’ai adopté une hygiène de vie un peu différente: je fais du sport chaque matin car j’ai remarqué que mon esprit est moins brumeux et mon corps plus vif quand je suis sportive. je médite à chaque fois que j’ai fini. comme je fais mes exercices dehors, je médite en bord de seine. c’est juste délicieux. de temps en temps je refais une séance de méditation la nuit dans mon jardin, avec les chats. mes chats adorent ce moment de complicité où finalement je suis là juste pour eux (ils le comprennent comme ça, je pense). ce moment d’intimité avec moi-même me semble juste naturel et du coup je réalise que quelques mois en arrière ces méditations quotidiennes me semblaient une contrainte. je n’envisage pas d’arrêter. je ne pourrais pas dire « je peux le faire », ou « je ne peux pas le faire ». je crois que mon esprit refuse même de l’envisager.

je mange. soyons clairs aussi sur ce point. je mange toujours. mon pranisme a consisté en plusieurs diètes depuis ces trois derniers mois:
2 diètes d’une journée,
2 diètes de deux jours,
1 diète de trois jours (pour navratri), et,
1 diète de 5 jours.
je ne les ai pas faites dans cet ordre. j’ai mangé quand j’en ai eu marre de jeûner et trop envie de manger.

l’expérience que j’en ai retirée est celle-ci:
– le plus pénible ce sont les premières diètes. je dirais que pour débuter il vaut mieux faire une diète courte d’une journée, à renouveler 3 fois au moins avant d’entamer des diètes de 2 à 3 jours. il vaut mieux y aller progressivement.
– ensuite le plus pénible (bis) ce sont les deux premiers jours. plus la diète est longue et plus elle devient facile et naturelle. ma diète de 5 jours était si confortable que j’aurais volontiers continué si je n’avais pas été si gourmande.
– l’esprit se clarifie, on a moins de pensées confuses, on a plus de facilité à s’asseoir et à s’écouter. comme on manque d’énergie, tout ce qui est superficiel ou pas important on ne perd plus son temps à s’en occuper. c’est très utile pour mettre en place notre vrai ordre des priorités.
– si on se retient de manger (ce que j’ai fait) on finit par avoir des pensées obsessionnelles sur la nourriture ce qui est le contraire de ce qu’on veut obtenir.
– enfin, lorsqu’on mange on est déçu(e) du goût de la nourriture (ce qui est bien la preuve qu’on l’avait idéalisée).

pourquoi c’est si dur au début?
simplement parce que votre corps se détoxique. il y a aussi l’acidité qui augmente dans l’organisme ce qui cause les vertiges et les malaises. ces malaises seront encore plus forts si vous n’êtes pas allé(e) aux selles pendant ces deux premières journées. car les selles retenues dans le corps accentuent le phénomène d’intoxication. dans le cas contraire, au bout de 3 jours maximum la détox est finie. on entre donc dans la phase facile du jeûne. plus de vertige, plus de malaise, plus de faiblesse non plus (eh oui!), on est en forme. certes on n’est pas vive/vif comme un gardon, mais je dirais que le corps tourne sans problème à 95-98%.

mon projet est de changer peu à peu mon rapport à la nourriture. pour l’instant elle m’obsède encore beaucoup trop pour que j’envisage même un peu de devenir pranavore. mes premières expériences m’ont permis de comprendre que je mange 90% du temps par gourmandise et pas par besoin. j’ai compris aussi que mes besoins réels sont 1000 fois moins élevés que j’imaginais. mais entre l’envie et le besoin il y a toute une vie de mauvaises habitudes dont je ne peux pas me défaire d’un claquement de doigts. peut-être que certains d’entre vous auront plus de facilités que moi. mais mon but n’est pas de me contraindre, aucune avancée spirituelle n’est possible dans la contrainte de toute façon. donc j’ai pris une décision différente:

je mangerai ce que j’ai envie de manger. à chaque fois que je jeûnerai et que j’aurai ces envies viscérales de nourritures diverses et variées, je me les offrirai. mon but est de ne pas générer ou entretenir une obsession sur la nourriture. d’autant plus que j’ai remarqué que quand j’imagine le goût d’un aliment qui me fait envie, ce goût imaginaire est toujours deux fois plus agréable au moins que la réalité. je suis déçue par le goût des aliments que je fantasme. je crois donc qu’à force de manger ce qui m’obsède au final je mettrai fin à toutes ces envies, vu que je saurai d’expérience que ce n’est pas bon.
par contre, j’essaierai d’alterner un jour de jeûne avec un jour de nourriture terrestre. un jour de jeûne c’est facile, et s’il me prend une envie de fraises au milieu, tenir une journée sans fraise c’est facile également.

on verra ce que ça donnera, sachant que je ne compte pas me contraindre. si je suis invitée à manger, ou si j’ai de la visite, ou que je voyage, eh bien je mangerai s’il le faut ou si j’en ai envie, quitte à repousser la diète à quand la perturbation sera passée. je viendrai vous en reparler d’ici à quelques jours. en attendant prenez soin de vous!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s