je veux être pranavore!

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il y a quelques jours j’ai appris un nouveau mot: le pranisme.
je connaissais le végétarisme (légumes + poisson et oeufs),
le végétalisme (légumes + produits d’origine animale; lait, miel, etc.),
le véganisme (légumes sans produits d’origine animale y compris pour les vêtements ou l’hygiène ; soie fabriquée par un ver à soie, cuir pour les vêtements et les chaussures, graisse animale dans les savons, etc.),
le crudivorisme (tout manger cru, souvent les crudivores sont aussi végétariens, végétaliens ou végans),

mais je ne connaissais pas le pranisme.

qu’est-ce que c’est?
le prana c’est l’énergie vitale qui circule en toute chose. vous savez dans dragon ball quand san goku apprend à capter l’énergie de la nature et des êtres vivants autour de lui? c’est du prana. traduit du sanscrit en « souffle vital respirant », l’énergie concernée se déplace donc avec votre respiration. il ne s’agit pas de se concentrer en écartant les bras comme le faisait san goku… il s’agit de porter son attention sur sa respiration. il semblerait que l’énergie ainsi collectée serait suffisante pour remplacer les repas. certaines personnes ne se nourriraient que de « ça » depuis des mois, voire des années. un pranavore ne développe pas de carence. les pranavores sont en parfaite santé, ils ne manquent ni de fer, ni de calcium, ni de vitamine C, ni de vitamine D, ni même de la fameuse vitamine B12…!!!

comment ça marche? je l’ignore. et c’est pas du tout le propos de mon article, même si je vous mettrai en fin de texte un lien vidéo pour entendre de la bouche d’un pranavore ce que ça lui apporte. mais pour les besoins de la réflexion j’aimerais que vous envisagiez que ça fonctionne vraiment. envisagez-le même si c’est une idée totalement folle. imaginez un monde dans lequel manger n’est pas du tout une obligation mais un choix libre et rare. imaginez...

je vous copie maintenant des extraits de documents qui sonneront – je crois – très différemment à vos oreilles :

– L’alimentation est un budget incontournable qui pèse de plus en plus lourd sur le portefeuille des ménages. La conjoncture économique mondiale, mais aussi les crises alimentaires survenues ces dernières années, contraignent les Français à modifier leurs comportements face à l’alimentation…

s’il vous plaît, imaginez vraiment que manger ne soit ni incontournable ni nécessaire.

– De 222 à 539€ mensuels, les Français déclarent dépenser en moyenne 396 € pour s’alimenter. Un budget en augmentation (selon 71 % des personnes interrogées), qui comprend les courses ainsi que les pauses déjeuners (cantine scolaire et/ou d’entreprise). Quelque que soit le budget alloué mensuellement, 61 % des Français estiment que le coût de l’alimentation est trop élevé.

– 78 % des français déclarent que le prix est le premier facteur d’achat, devant la qualité gustative des produits (46 %), la date de péremption (44 %), les habitudes familiales et/ou de santé (36 %), la composition des produits (33 %) et leur provenance (29 %).

– Beaucoup d’entre nous apprennent que la nourriture peut apporter du réconfort, du moins à court terme. En conséquence, nous nous tournons souvent vers la nourriture pour compenser les problèmes émotionnels. Manger devient ainsi une habitude nous empêchant d’apprendre des techniques pouvant effectivement résoudre notre détresse émotionnelle.

– La démographie sera assurément l’un des enjeux majeurs de notre siècle. Alors qu’un milliard d’êtres humains souffrent déjà de malnutrition, la population mondiale ne cesse de croître, pour atteindre sept milliards à la fin octobre, et plus de neuf milliards d’ici 2050. Dans le même temps, l’agriculture, qui ne parvient plus à nourrir toutes ces bouches, pollue toujours plus la planète, en dégradant les sols, les nappes phréatiques, la biodiversité et en rejetant 20 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

je pense à tout ça en ce moment.
ça carbure dans ma tête et je n’arrête pas de me dire « mais pourquoi on n’avait jamais entendu parler de ça avant?!!! ». au lieu de ça on nous stresse, on nous empoisonne la nourriture avec des additifs dangereux qui nous pourrissent la santé, on nous pourrit la vie en nous peignant un avenir sombre où nous devrions nous sentir heureux d’ingérer cette m… car d’autres n’ont pas cette « chance ».

et si nous arrêtions tous de manger? si nous devenions tous pranavores? avec quoi vont-ils nous tenir? si vous savez que vous ne mangez de nourriture terrestre qu’une fois par mois, qu’est-ce qui vous empêcherait de dépenser vos 300€ de courses dans un unique et sublime restaurant avec toute votre famille? et que de temps gagné!!! ce temps passé à faire les courses, à cuisiner, puis à manger, à digérer, plus de coup de barre après le repas du midi… l’énergie dépensée pour la nourriture: pour la produire, l’eau, l’électricité, pour la transporter (essence, gas-oil), pour la conserver… plus de frigo, plus de congélateur, plus de boites de conserves, plus de cave remplie de conserves, plus de garde-manger, plus de placard… et pourquoi faire, nom de dieu! si je ne mange qu’un repas par mois vous croyez vraiment que ce sera une conserve?

tous ces gens qui sont morts de faim parce qu’ils ne savaient pas qu’ils pouvaient se nourrir de prana… l’anorexie prendrait tout son sens. c’est vraiment de l’autodestruction. et les SDF? inutile de donner à manger, sauf pour faire plaisir. il faut juste donner des vêtements et de l’eau. danone fait faillite en deux semaines chrono. et je ne vous parle même pas de coca-cola!

vous avez pensé à ça?
je ne dis pas que mes idées sont cohérentes. je suis juste en train de penser que si vous changez un paradigme tout est chamboulé… et je ne dis pas ça parce que je voudrais partir en croisade contre les carnivores. je suis moi-même carnivore, j’ai une conception du respect à la vie qui inclue la plante. manger ou pas de la viande ne m’a jamais satisfaite. mais ne pas manger du tout, ça, ça répond à mes angoisses du respect à la vie…

et si c’était vrai, si vraiment vous pouviez tout chambouler ainsi? quelques réponses en image:

AVERTISSEMENT: je ne suis pas médecin, ni pranavore. je ne peux et ne VEUX vous donner aucun conseil. cet article n’a pas pour but de vous encourager à bouleverser votre alimentation. cet article à pour but de vous encourager à réfléchir à votre alimentation. RÉFLÉCHIR. car je suis moi aussi en phase de réflexion sur mon alimentation.

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6 réflexions sur “je veux être pranavore!

  1. J’ai choisi le pranisme. 2 fois, durant 3 semaines. Et ça marche.
    Par contre, je suis incapable de manger seulement de temps en temps. C’est du binaire chez moi : soit rien et je n’ai pas faim, soit je dois mange tous les jours.
    J’aime le goût de la nourriture et l’activité sociale qui y ait liée et c’est pour cela que j’ai chaque fois recommencé à me nourrir de solide. Par contre, je sais que ce n’est pas une obligation et cela a libéré quelque chose en moi.
    Juste une question, pour le côté scepticisme : vous n’avez jamais commencé quelque chose en ayant faim (voir une expo, une pièce de théâtre, une balade, méditer, écrire, peindre, etc…) et terminé en se sentant rassasié ? Si oui, vous avez vécu une expérience en liant avec le pranisme 🤗

    • bonjour marc!
      je ne suis pas sceptique. en réalité cet article est le premier d’une série peut-être, ou en tout cas d’une paire.

      l’année dernière j’ai commencé à faire des diètes à l’eau. la première a été atroce, la suivante plutôt facile, et celle d’après encore plus facile. je ne crois pas que ce soit seulement lié à mon organisme « qui s’habitue ». je crois que c’est lié à mon organisme « qui s’adapte » et qui s’est mis à utiliser l’énergie de la nature pour compenser le manque de nourriture.

      j’ai déjà constaté qu’une diète à l’eau est plus facile quand on médite. et je viens juste de comprendre pourquoi, en fait. et c’est pour ça que je vais écrire un autre article pour raconter tout ça.

      mais je débute aussi, je ne connais rien ou presque du pranisme, et mon expérience est neuve, pas assez fréquente ni longue pour que je donne la leçon à qui que ce soit.

      je vais donc attendre un peu avant d’écrire l’article qui va compléter et peut-être clore le sujet.

      merci de ton partage en tout cas.
      et dans un souci de précision, quand tu dis 2 fois durant 3 semaines tu veux dire que tu n’as rien mangé pendant 3 semaines à 2 reprises, n’est-ce pas?
      (on pourrait comprendre aussi 2 jours écartés de 3 semaines).

      • Merci pour ta réponse. C’est effectivement 2 fois où je n’ai rien mangé durant 3 semaines, ce qui n’est pas une grande expérience non plus… Mais elle m’a permis de reconsidérer mon rapport à la nourriture et aux croyances.
        Merci pour ton article, car il me fait une excellente piqûre de rappel.

      • je suis en train de réfléchir à ce sujet et d’expérimenter ma nourriture et mon rapport à mon corps. donc les témoignages comme le tien aident beaucoup.

        je vais refaire une expérience de diète pour le 1er octobre (c’est le début d’une fête hindoue qui se pratique avec une diète de 3 jours puis 6 jours de danses et de chants). j’en ai parlé quelques articles plus tôt.

        j’espère implanter l’idée en france car je pense que ces 3 jours de diète annuelle pourraient changer beaucoup de choses pour ceux qui essaieront…

        ça a tout changé pour moi l’an passé. c’est comme ça que j’en suis là aujourd’hui. en comparaison ton expérience est beaucoup parlante. 🙂

      • Cette expérience m’a également permis de relativiser l’impact des croyances des autres, notamment sur le plan médical. Je me suis aperçu que je pensais que certaines choses sont des Vérités, mais qu’elles correspondent plus à des croyances au sein de notre société occidentale. Des fois, aller consulter d’autres courants de pensée, permet de se remettre en question.
        Pour la petite histoire, j’ai guéri, grâce à une remise en question de ma vie professionnelle, sentimentale, spirituelle, et l’aide de la médecine ayurvédique, d’une colite ulcéreuse. Le spécialiste qui m’avait suivi au départ, m’avait annoncé que c’était incurable et qu’il m’accompagnerait jusqu’au moment où un de ces collègues m’enlèverait le côlon. Je l’ai toujours et je ne prends plus le moindre médicament depuis des années.
        Tout cela pour dire que certaines choses ont surtout besoin d’être expérimentées pour apporter une nouvelle vision. Que l’on peut en parler afin de montrer que d’autres voies existent, en sachant que chacun suivra la sienne, et que chacune sera différente.

      • ah la médecine occidentale… c’est un autre débat que j’aborderai peut-être ultérieurement car trop de choses à en dire, et toutes négatives.

        oui, notre santé, notre soit disant « science » fonde ses règles sur des croyances et pas sur des faits. on est bien d’accord là-dessus.

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