théorie holistique du libre amour

2011+-+Jul+7+-+3

*** extrait: […sa dernière histoire – une cata – s’était terminée après quelques années de relation, quand sa fiancée l’a quitté pour son meilleur ami. il m’a raconté sa colère, à quel point cette histoire a été destructrice à la fois pour lui et pour eux aussi, finalement. que ça a brisé leur amitié (normal, n’est-ce pas?), qu’ils avaient honte de croiser sa route, qu’il avait mis des années à s’en remettre…]
(prenez quelques secondes pour bien lire, bien comprendre et bien écouter votre ressenti quand vous lisez ces lignes.)***

vous trouverez sur ce blog bien des articles « classiques » à propos du libre-amour, ma façon de le vivre, de l’appréhender, de l’expliquer. cherchez-les car ce n’est pas ce dont je veux (re)parler ici. aujourd’hui nous sortons des sentiers battus…

j’exprime de plus en plus ma spiritualité et j’ai conscience de laisser l’essentiel dans le flou. en fait je crois que le discours spirituel a souvent tendance à parasiter les messages qu’on veut transmettre, rarement pour le meilleur. je vais briser ce tabou aujourd’hui et peut-être vous permettre de mieux me comprendre, et si besoin, de moins me prendre pour une dangereuse illuminée… ou pas.
vous vous demandez ce que la spiritualité a à voir avec le libre-amour, n’est-ce pas? je vous explique…

enfant lorsqu’un jour je me suis demandé à quoi peut ressembler dieu, réellement, vraiment vraiment, j’ai eu l’intuition que « dieu » n’est que la somme des âmes de toute chose vivante dans l’univers. vous, moi, les animaux, les plantes, les planètes, les étoiles, les pierres (qui sont vivantes, si si, je vous assure, je ne suis pas droguée ni complètement à l’ouest, les pierres sont vivantes, elles naissent, croissent, si bien qu’à l’heure actuelle la seule question que je me pose réellement est « meurent-elles? »). bref tout ce qui vit prend sa source dans la source de toute vie que chacun nommera à sa façon. j’aime bien la nommer « la source », justement. je pourrais accepter « la lumière » également, car c’est ce que je « sens » quand je pense à elle.

mon propos dans tout ça est d’attirer votre attention sur la composition (supposée par moi) de la source: toute chose vivante dans l’univers. vous, moi, n’importe qui ou quoi de vivant. vous êtes la source. je suis la source. on est tous la source. l’incarnation sur terre ou ailleurs (car oui je pense aussi que la vie existe partout dans l’univers car aucun phénomène n’existe de façon isolée et même lorsque la nature commet une anomalie, cette anomalie est rarement unique. si on se réfère aux ratages de l’ADN dans un corps ces anomalies surviennent entre un nombre infiniment négligeable de fois et 4% selon l’individu. mais il y a toujours des anomalies…) je disais donc que l’incarnation sur terre ou ailleurs revient juste à verser une goutte de cette source dans une enveloppe charnelle quelle qu’elle soit: animal, plante, pierre, planète… je ne ferai pas la parenthèse qui explique ce que je ressens quand un être vivant en tue un autre pour d’autres raisons que de manger… par colère, vengeance, ignorance, etc. faites-vous votre film.

je m’intéresse à l’inverse. je m’intéresse à ces gens qui s’aiment parce qu’ils étaient proches l’un de l’autre dans la source. on ne peut pas fragmenter la source, elle n’a pas de bras, de jambes, de cœur, de rein. c’est un ensemble comme l’océan et les mers. tous en communication, tous unis… mais on est bien d’accord que si vous prélevez deux gouttes d’eau exactement au même endroit, elles auront une composition plus proche que deux gouttes prises à deux endroits opposés de la planète. vous me suivez? une goutte de l’océan pacifique n’aura pas la même salinité, les mêmes minéraux qu’une goutte de notre vieil atlantique. deux gouttes du pacifique prises l’une en australie et l’autre au japon seront moins proches que deux gouttes prélevées exactement au même endroit, disons sur les côtes de malaisie. vous me suivez?

deux personnes qui se sentent liées, profondément liées, liées presque comme une fatalité, pour moi ce sont deux gouttes qui ont été prélevées au même endroit. ça peut être des gens incarnés dans les situations les plus opposées de ce monde. un homme d’un côté, une femme de l’autre, l’un riche l’autre pauvre, l’un cultivé l’autre pas, l’un intelligent l’autre ignare, l’un sociable l’autre autiste, ou n’importe ce qui vous ferait plaisir… mais ce ne sont que des bouteilles. l’une en verre, l’autre en plastique, l’une petite l’autre grande, l’une décorative comme les bouteilles de parfum et l’autre en forme de cruche… mais ça ne change en rien le contenu de la bouteille.

deux gouttes prélevées au même endroit se reconnaissent toujours. elles savent leur odeur, leur goût, la sensation de la peau de l’autre sur leur peau, et elles ont besoin de tout cela de la même manière qu’un adulte est très attaché aux choses qu’il a vécues dans le ventre de sa mère. les musiques qu’il y a entendues. la voix de son père, celle de sa mère, la nourriture qu’elle mangeait pendant la grossesse. tout cela est lié à ce sentiment parfait de sécurité et de bonheur d’une époque où l’enfant ne faisait qu’un avec sa génitrice.
c’est pareil avec la source. ce que nous y vivons est si beau qu’on ne peut que le rechercher quand on en retrouve un fragment ici.

quel est le rapport avec la choucroute?!!! me direz-vous.

d’une façon générale c’est une bonne piste de réflexion pour ceux qui ont du mal à comprendre le principe du libre-amour. dans la source, en tant que goutte d’eau moi-même, j’étais complètement entourée d’autres gouttes d’eau. pourquoi devrais-je en préférer une seule aux autres? c’est basé sur quoi votre logique à la noix? la goutte qui touchait mes fesses est moins bien que celle qui touchait mes seins? celle qui touchait mes pieds moins bien que celle qui touchait mes mains? (c’est une façon de parler, on est bien d’accord que personne n’a de corps dans l’univers spirituel, donc pas de pied, de main, de fesse, mais c’est juste pour expliquer). j’ai eu la chance de comprendre très vite que j’aime tous ceux qui étaient avec moi dans la source (même vous que je ne connais pas et qui me lisez) et en particulier, que je ne veux pas repousser les gouttes qui étaient au même endroit que moi. c’est de cette manière que j’interprète le mot « âme-sœur ». je les veux dans ma vie. elles y sont déjà, nous sommes déjà liées, et je ne vais pas me mentir pour faire plaisir à cette société qui considère qu’un amour unique est la seule chose digne de valeur.

2011+-+Sep+29

ça fait très longtemps que je pense ça, mais il y a peu j’ai eu une espèce d’épiphanie: j’ai compris un des principes du libre-amour que je pourrais appeler <libre-amour-2.0>. j’étais en rendez-vous libertin (ah ben oui, ça vous chope n’importe où ces choses là), et mon candidat futur amant me racontait les grandes lignes de sa vie privée et amoureuse. sa dernière histoire – une cata – s’était terminée après plusieurs années de relation, quand sa fiancée l’a quitté pour son meilleur ami. il m’a raconté sa colère, à quel point cette histoire a été destructrice à la fois pour lui et pour eux aussi, finalement. que ça a brisé leur amitié (normal, n’est-ce pas?), qu’ils avaient honte de croiser sa route, qu’il avait mis des années à s’en remettre, alors que dans ma tête une voix criait « mais nooooon!!! pourquoiiiiiiiiiiiii? »
(*** ressentez-vous la même chose maintenant? si la réponse est non, savez-vous pourquoi?)

vous avez raccroché les wagons? allez, vous avez raccroché les wagons! n’est-ce pas?

on ne devient pas meilleurs amis pour rien. on ne tombe pas amoureux d’une personne pour rien non plus. les groupes d’amis ne naissent pas groupes d’amis pour rien. ce sont des gouttes prélevées au même endroit. ce n’est pas pour rien si les partenaires se barrent souvent avec le meilleur ami, le frère, le complice de toujours… ce sont des gouttes prélevées au même endroit.

et tout d’un coup j’ai compris viscéralement qu’il ne devrait jamais y avoir de rupture dans un cas semblable. ce n’est pas pour rien s’ils étaient amis, et ce n’est pas pour rien si la même femme s’intéresse à deux meilleurs amis… qu’elle tombe amoureuse de ces deux hommes là, et que de leur côté, ils tombent tous les deux amoureux de la même femme! ce n’est pas pour rien si souvent les partenaires s’échangent entre proches. c’est notre culture qui veut que ce soit mal vu, et douloureux. notre culture qui veut que le sexe est une mauvaise chose, et que coucher avec deux personnes proches l’une de l’autre est une trahison (deux frères, deux amis… deux ennemis également car ne dit-on pas qu’il faut garder ses amis près de soi et ses ennemis encore plus près…? à votre avis pourquoi? pourquoi s’intéresser si viscéralement à une personne qu’elle finit par occuper toute votre vie?)

ce sont des gouttes prélevées au même endroit. des gouttes qui peuvent vivre leur incarnation sur terre plus ou moins bien mais qui se savent viscéralement proches. semblables. et si nous étions tous capables de nous souvenir de ce que c’est d’être dans la source en leur compagnie, personne ne se disputerait avec personne. c’est normal de coucher avec une personne qui vous est si proche qu’elle en est presque un autre vous-même. le sexe consenti n’est pas une vilaine chose. c’est un lien d’énergie qu’on tisse entre nous et l’autre, un lien dont on a besoin à un moment précis de notre vie et seuls ceux qui tissent ce lien devraient être autorisés à juger de son bien-fondé. ça ne regarde pas les autres, même si ces autres sont le père, la mère, l’enfant, le mari ou la femme attitrés.

c’est déjà un miracle de rencontrer une « âme-sœur » dans la vie. et si vous aviez la chance d’en rencontrer deux, ou plus, pourquoi n’envisageriez-vous pas de vivre ensemble? pas habiter ensemble, mais vivre ensemble. se retrouver souvent pour manger, partir en vacances ensemble, partager un bureau pour travailler près de l’autre, et je laisse le reste à votre imagination. d’où cela vient que ce bonheur incommensurable de retrouver ses sœurs d’âme soit qualifié de malédiction? (mal) jugé? condamné?

mais dans quel monde vivez-vous?!!!

je ne vais pas faire semblant de ne pas vous comprendre. je suis née ici, comme vous. j’ai été élevée par des parents qui comme les vôtres (sûrement) m’ont appris que le sexe c’est mal, que l' »infidélité » c’est mal. je vous connais. je sais ce que vous ressentez. je l’ai ressenti aussi. j’ai été jalouse à m’en péter l’estomac d’amertume. ce sentiment atroce auquel j’ai donné un nom (la bête noire), une image (une araignée épineuse toute de noirceur et de furie) et une fonction (me dévorer. moi. pas l’autre. moi. me dévorer par les entrailles en accrochant ses pattes griffues à mes viscères, se régaler de mon corps d’abord puis de tout ce qui fait ma personnalité. moi. pas l’autre.) je connais la jalousie. je l’ai vécue. et ce n’est pas moi. je ne veux pas être ça. ce n’est pas moi.

j’ai grandi ensuite. je me suis fait ma propre idée sur le sexe (j’adore le sexe et le sexe est la chose la plus extraordinaire de cette planète. et j’emmerde mes parents!). je me suis fait ma propre idée sur la fidélité aussi. sur l’exclusivité ensuite. et vous connaissez mon parcours… j’ai grandi. j’ai dépassé tout ça. et aujourd’hui je sais que la jalousie est l’immaturité de la nature humaine. croire qu’une personne peut appartenir à une autre? immaturité. qu’on possède l’amour d’une personne, y compris celui de ses parents/enfants…? (parce que vous n’en connaissez pas, vous, des gens qui ne parlent plus à leurs enfants/parents?) croyez-moi, immaturité! que l’on a le droit de juger les décisions des autres, surtout concernant leurs sentiments et leur sexualité? sérieusement, vous avez quoi, 2 ans?

ce que je veux dire dans les grandes lignes c’est que dépasser la jalousie et la possessivité dans le couple finalement n’était qu’une marche parmi d’autres sur le grand escalier de la vie. je ne le savais pas mais il y a des étapes au-dessus de celle-là. et j’ai l’impression d’en avoir franchi une. je comprends, enfin, ma capacité à aimer plusieurs personnes, mon refus de l’exclusivité sexuelle, mon besoin d’être entourée de plus d’une personne dans ma vie amoureuse-amicale-affective. je comprends d’où m’est venu ce sentiment de liberté infini que j’ai bu jusqu’à la lie quand nous avons ouvert notre couple mon mari et moi. j’ai l’impression de faire du parachutisme ascensionnel et d’avoir une vue de plus en plus large de mon paysage sexuel et sentimental intérieur.

et je vous souhaite de tout mon cœur de vivre ça un jour.

extrait: […sa dernière histoire – une cata – s’était terminée après quelques années de relation, quand sa fiancée l’a quitté pour son meilleur ami. il m’a raconté sa colère, à quel point cette histoire a été destructrice à la fois pour lui et pour eux aussi, finalement. que ça a brisé leur amitié (normal, n’est-ce pas?), qu’ils avaient honte de croiser sa route, qu’il avait mis des années à s’en remettre…]
(*** et maintenant, vous ressentez la même chose?)

prenez soin de vous!

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