les nouvelles de nos parties (sous la ceinture donc)

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infos insolites:

un artiste inconnu (je dis bien inconnu car après sa prouesse PERSONNE ne cite son nom sur le woueb) a peint une toile avec son anus, en public, dans la galerie grunt de vancouver, le 6 mai 2005.
par contre tout le monde se souvient du nom de l’artiste, Shiego Kubota, en hommage de laquelle la prestation était faite, et qui, elle, peignait avec son vagin.

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pour les trash d’entre vous qui imaginent la peinture insérée puis expulsée sur les toiles à la force des sphincters (bravo, je reconnais bien là mes lecteurs!), perdu! c’est plus raffiné que ça, voyons! le pinceau est inséré dans l’orifice concerné et l’artiste doit ensuite se contorsionner pour exécuter sa toile. les deux artistes y voyaient un hommage au corps, à la scatophilie pour le dernier, un rapport sans limite à son enveloppe corporelle.

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pour rester autour du sujet (oui, autour) il existe à présent une peinture pour anus. du « rouge à cul » pour paraphraser les rouge à lèvres… sauf que les couleurs sont plus libres, de fait, puisqu’à moins d’avoir le nez dessus personne ne peut savoir si vous en portez. alors qui viendra vous reprocher d’avoir choisi le vert fluo?
le produit existe également en rouge à tétons, mais je vous recommande chaudement de ne pas utiliser le même pinceau pour peindre les deux, à moins que votre partenaire ne soit absolument fou de sodomie et de ‘feuille de rose’ (mangeage de cul). j’ai trouvé également une petite crème qui permet d' »éclaircir » (dépigmenter) les zones sensibles (lèvres, chatte, cul) racisme quand tu nous tient jusque dans notre culotte…!

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et le gloss à lèvre pour sexe oral, vous connaissez? ce gel s’applique sur la bouche pour exacerber les sensations et ajouter une touche « chaud-froid » aux ébats. un peu comme le « play-o » de durex (dont je dois toujours avoir une bouteille quelque part dans mes colifichets, bouteille que j’ai utilisée une fois, et puis baste) mais en plus ‘comestible’ (je précise que le « play o » ne doit pas être ‘porté’ plus de 15min, et la marque recommande de se laver après le rapport… je ne sais pas pourquoi, mais ça n’augure généralement rien de bon). malgré le caractère comestible des derniers nés, je me pose la question de l’innocuité de tous ces produits qu’on nous encourage à tartiner sur nos muqueuses.

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parlons forêt amazonienne… vous vous souvenez de cette expression? eh bien sachez que vous pouvez acheter des ‘perruques’ pour pubis. en fait de perruques, ce sont plutôt des postiches à coller, je suppose, sur votre « aire d’atterrissage ». tout cela a vu le jour dans le porno (encore lui) qui aime parfois se jouer « film d’époque », pour peu que l’époque en question précède la moitié des années quatre-vingt, date à laquelle notre paméla préférée (pas la mienne) avait posé nue, et épilée, dans playboy, lançant une fois pour toutes la mode des chattes glabres. bref, si vous avez toujours rêvé d’être rousse (roux), vous pouvez!

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et pour finir l’ovule vaginal au cannabis destiné (en principe) à juguler les règles douloureuses, que j’aimerais bien tester par contre, à l’occasion (mon second jour de règles étant parfois un peu difficile, et puis soyons honnête, je suis curieuse: ‘se faire une ligne’ avec son vagin ça doit quand même être quelque chose!).

bon, il va venir d’où cette fois ce petit coup sec sur la nuque que j’adore vous asséner dans mes petits billets? bougez pas, ça vient:

avant tout il est très important que vous réfléchissiez à ce que vous avez ressenti et pensé en lisant ces petites nouvelles de nos parties intimes. est-ce que ça vous a excité? dégoûté(e)? vous vous êtes souvenu de la première fois où vous avez testé un produit de sex-shop avec un de vos partenaires? vous avez eu envie d’essayer l’un des produits présentés? vous êtes dubitatif / dubitative? pourquoi? vraiment, prenez cinq minutes, ou juste une, pour faire le point.

maintenant je voudrais vous partager un texte qu’une amie m’a fait découvrir. c’est d’un guru de tantra, encore une fois, qui parle de sexualité. de sexualité tantrique. pour entrer dans l’ambiance, s’il vous plait, prenez 5 respirations profondes, aussi profondes et lentes que vous le pouvez. imaginez que votre souffle traverse tout votre corps pour se planter jusque dans le sol à vos pieds. vraiment. res-pi-rez len-te-ment et pro-fon-dé-ment.

« Un bel orgasme n’est jamais la fin du chemin, mais il est parfois un détour.

La plupart des gens ferment les yeux lors de la relation sexuelle, parce qu’ils pensent que ce qui arrive véritablement se passe entre leurs jambes. En réalité, quoique nous ayons entre nos jambes, cela ne nous sert que de point de départ. Le plaisir éprouvé au niveau génital n’a quasiment rien à voir avec la question. Dans le Tantra sexuel, le Travail ne porte pas sur ce que peuvent ressentir vos parties génitales lors de l’accouplement. Si vous devez en passer par là et vous accoupler de la sorte pour commencer quelque chose, faites-le, mais cela ne vous avance pas plus que de donner de l’élan à une boule de neige pour qu’elle dévale une colline. De nombreuses personnes ont un bel orgasme qu’elles prennent pour une avalanche. Pour l’homme, l’orgasme est un obstacle qui barre le passage à la boule de neige avant qu’elle ne puisse faire de vrais dégâts. Pour la femme, un bel orgasme n’est rien d’autre qu’une autre porte ouverte.

Mais un orgasme n’est jamais la fin du chemin. Parfois, c’est un détour où nous devrions uniquement foncer tête baissée, en démolissant les barricades, pour pouvoir continuer jusqu’à la falaise et sauter. Ce n’est pas l’accouplement de vos parties génitales qui vous permet de vous jeter du haut de la falaise. Cela relève d’un processus alchimique qui concerne et affecte chaque aspect de l’être, même les plus subtils.

En vérité, il se passe beaucoup plus de choses dans le regard que dans les parties génitales. Cependant, pour la majorité d’entre nous, lorsque nous nous accouplons vraiment, nous ne voulons pas regarder dans les yeux de notre partenaire de peur d’oublier nos parties génitales. Les yeux nous entraîneraient comme dans un tourbillon jusqu’à une grotte sans fond, qui renferme tous les trésors, toutes les découvertes, toutes les possibilités du monde. Il est certain qu’au moment où notre être s’ouvrirait pour devenir vaste dans l’espace et la conscience infinie, dans la lumière et la révélation, nous n’aurions plus la moindre idée de ce que peut être ce machin, si pitoyablement insignifiant, qui s’appelle une verge ou un vagin.
(Lee Lozowick, l’Alchimie de l’amour et de la sexualité)

si vous relisez toutes les petites nouvelles insolites que je vous ai partagées, vous remarquerez que les gens n’ont vraiment pas fini de focaliser sur leurs parties. si ce n’était qu’un début, une façon de commencer les festivités, ça ne me gênerait absolument pas. ce qui me gêne, c’est que dans le milieu libertin, et surtout dans le milieu coquin, les gens s’arrêtent devant la porte d’entrée. ils n’entrent même pas. et ils n’en ont pas conscience. et c’est bien dommage!

j’ai longtemps traduit cela par un manque de sentiment (voir mes nombreux billets à ce sujet sur ce blog). ce n’est pas vrai au final. après dix ans de libertinage, je réalise enfin que ce n’est pas EXACTEMENT le sentiment qui manque. c’est la présence. la conscience de soi. ce que jc vandamme traduisait par « être à l’intention de savoir qu’on existe ». ça semble boiteux, ridicule comme expression, mais contrairement à ce qu’on pourrait penser en surface, ce n’est PAS mal dit, ce n’est PAS bizarre, ce n’est PAS maladroit, bien au contraire! c’est exactement ça. avoir l’intention d’être présent dans son corps, à défaut de l’être déjà, présent. et si on n’arrive pas à être présent, apprendre à en rester là. en rester là car un partenaire qui ne vous permet pas d’être là, d’être vous-même, est un partenaire avec lequel le sexe ne sera jamais bon, même le sexe basé sur une excitation génitale, une sexualité de surface.

car les amis, le but n’est pas de s’accoupler à tout prix. le but n’est pas de jouir avec son vagin ou son pénis, ou même tout son corps à tout prix. le but est de sortir de l’union en étant COMBLÉ(E). sur un nuage. le sourire aux lèvres, malgré soi. avoir cette sensation que le corps a doublé de taille, qu’il est plus beau, plus sain, plus serein, et tellement sensible que la lumière vous semble plus brillante, les oiseaux plus tapageurs, le vent plus doux, les parfums plus enivrants que jamais! et ce nuage peut durer plusieurs jours.

combien de fois ça vous est arrivé de sortir d’une union sexuelle avec un partenaire de passage dans cet état?
je parie pour « très peu », voire pour « jamais ». cet état ne tient pourtant à presque rien.  un lien. un lien ténu et éphémère instauré entre vous et cette personne que vous ne connaissez pourtant pas, qui peut vous nourrir pendant des heures, des jours. et ça n’a rien à voir avec un sentiment amoureux. mais ça a tout à voir avec l’amour. de soi. des autres. ce lien de fraternité universel. ce lien que l’on perçoit dans l’œil de celui qui vous tient la porte, vous cède son siège dans le métro, ou vous sourit d’un air encourageant dans les situations désespérantes. ce lien qui signifie « je te vois, je te comprends, et je suis avec toi même si je ne te connais pas ».

tout ça parce qu’on focalise, à tort, sur le sexe, l’orgasme, la partie génitale, sur l’instrument de musique, la vibration physique de la corde de guitare, au lieu de focaliser sur la musique. nos sexes sont un moyen d’aboutir à une extase qui n’a rien de physique. ils sont un moyen. pas une fin. dépenser tant d’efforts (peinture, rasage, épilation, gloss, drogues) sur vos parties génitales c’est investir beaucoup pour vraiment très peu de retours.

et c’est bien dommage…! car si vous cherchiez dès à présent à nourrir votre être le plus profond pendant vos rencontres, elles seraient plus belles, et vous, vous seriez plus grande/grand et plus belle/beau chaque jour.

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Une réflexion sur “les nouvelles de nos parties (sous la ceinture donc)

  1. Un article qui m’a beaucoup fait rire au début pour terminer sur une note douce et tendre. Oui les yeux il y a de quoi s’y perdre des heures et c’est tellement bien comme ça. Merci pour ce bel article 😉

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