règles: le flux libre instinctif, deuxième mouture

règles

il y a 3 mois on m’a fait découvrir sur une page de tantra le « flux libre instinctif ». qu’est-ce que c’est?
en quelques mots vous retenez vos règles à l’intérieur de vous, et évacuez le tout dans les toilettes en allant uriner. pas de serviettes, de tampons, etc. sachant que les cotons utilisés pour la fabrication des protections menstruelles sont traités, chlorés, etc. les risques d’intoxication des femmes sont élevés. savez-vous que chaque année une poignée de femmes en meurt?

en pratique que fait-on? RIEN. vos règles arrivent, vous ne mettez pas de protection, et vous pariez que le stress occasionné par le fait d’être « nue » va inciter votre corps à garder le flux à l’intérieur. le besoin de se vider ressemble à l’envie d’uriner, sauf que la ‘douleur’ est plus pointue et plus localisée. quand l’envie ‘d’uriner’ vous prend, surtout ne la laissez pas attendre. vous avez moins d’une minute pour aller sur la cuvette avant que le corps ne lâche prise.

résultat? au cours de la journée la culotte sera tâchée, mais pas traversée en principe. mettez quelque chose de confortable, pas serré sinon le corps croira que la serviette est là et il laissera la main. mettez une bonne culotte de coton à l’ancienne, pas un string, ni un truc en voile qui retient que dalle.

bien sûr à tester chez soi.
expérimentation? c’est parti!

il y a trois mois j’ai testé pour la première fois le flux libre instinctif. j’étais vraiment impatiente (si, je vous jure), mais au final l’expérience a été mitigée… négative même! j’étais hyper déçue, du coup je me suis renseignée plus encore.

pourquoi ça a échoué? pas à pas:

premières minutes de règles, premier ratage. je me rends bien compte (je sens) que « j’ai des pertes », mais je n’y prête pas attention, ce qui est bien la preuve que je ne fais pas attention à mon corps, aux signaux qu’il m’envoie. résultat j’ai sali ma culotte… tant pis. comme ça c’est fait. comme disait un ami au volant de sa première voiture neuve « le plus dur c’est la première rayure! après on s’en fout, on rase les trottoirs et les autres voitures comme avant! ».

j’informe mon mari de l’état des lieux, et il lève les yeux au ciel:
– tu parles, je peux te donner instinctivement et librement le résultat de ton expérience: ça ne marchera pas!
je lui fais la tête!
– tu n’as pas le droit de dire ça!
il hausse les épaules.
je reviens à la charge avec une question que je lui pose à chaque fois que je me lance dans quelque chose de loufoque:
– dis moi, quand tu avais quatorze ans…
– non! m’interrompt-il. quand j’avais quatorze ans et que je rêvais de la femme de ma vie, elle n’avait pas de règles. elle avait de gros et beaux seins, un beau petit cul, elle était sympa et jolie, mais elle n’avait pas de règles.
– alors tu n’aurais pas imaginé qu’elle t’aurait fait vivre son flux libre instinctif à quarante piges?
– ça non!

bon, comme ça me voilà seule au monde, abandonnée par l’adolescent ET par l’adulte en mon mari!

maintenant je suis tendue, stressée. j’ai vraiment très envie d’y arriver, et sur la vidéo la fille a eu beau dire qu’elle n’y était pas arrivé tout de suite, j’aimerais y arriver tout de suite, moi!
je n’ai pas mis de protection, et pour demain à priori y’a pas de problème, je n’ai rien de prévu. je vais donc pouvoir rester à la maison à apprendre à écouter et respecter mon corps.

jour2: nuit difficile.

je n’ai pas réussi à déconnecter mon cerveau de l’idée que je ne portais pas de protection. j’avais mis une serviette de bain sous moi, mais comme elle était rêche sur ma peau et que j’étais déjà assez tendue, je l’ai jetée hors du lit à 3h du matin.

résultat? une petit trace sur la culotte, mais l’essentiel est arrivé entier jusqu’à la cuvette des toilettes. autre ratage au petit-déjeuner quand j’ai toussé. hier soir au lit, ça m’est arrivé aussi, mais j’ai réussi à parfaitement relâcher les muscles du haut du tronc et à contrôler les muscles bas du tronc. ce matin c’est arrivé avant que je n’y pense, donc re-ratage.

mais dans l’ensemble à la mi-journée, il n’y a eu aucune perte, aucune tache qui n’a dépassé le tissus de la culotte. donc avec un protège slip c’est tout à fait contrôlable, et d’une façon générale, je confirme qu’il est tout à fait possible de garder le flux menstruel dans son vagin et de l’évacuer aux toilettes.

ce matin j’ai pensé que si j’avais su la « finesse » du travail du muscle du périnée je l’aurais travaillé depuis que j’ai vu la vidéo. j’étais impatiente d’essayer, mais je n’ai pas pensé que je pouvais préparer cet essai en travaillant mon plancher pelvien dans les jours qui précèdent. donc si vous voulez essayer, je vous conseille de reprendre avec beaucoup de sérieux vos exercices de kegel.

21h: obligée d’enlever la serviette que j’ai mise pour sortir parce que les anciennes habitudes se réinstallent. il est absolument nécessaire de ne pas mettre de protection, en fait. parce que dès que le corps comprend qu’il a un filet de sécurité, il n’essaie même plus.

par contre c’est stressant de ne rien porter. je fais un vrai blocage. je ne l’aurais pas cru si on me l’avait dit. en rentrant du boulot mon mari me dit « alors ce flux libre instinctif, tu serres toujours les fesses? ». bah la réponse est oui. je serre foutrement les fesses! je suis complètement maso!

trop de rattages en fin de soirée, et j’en viens à me sentir désespérée. je recherche la vidéo déjà postée en espérant tomber sur une explication sur la page d’origine, et effectivement je la trouve. l’auteure a éprouvé le besoin de donner quelques explications que je vous livre là:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=dsDudqAiirs

(voir la vidéo sur la page d’origine: http://lechoubrave.fr/ (c’est moins de 10 articles plus bas)

je comprends mon erreur, aujourd’hui j’ai consommé du curcuma!!! je suis en ce moment une cure ayurvédique qui implique que je consomme du curcuma plusieurs fois par jour. zut! à refaire demain, donc!

là s’arrête le pas à pas (de toute façon je vous vois déjà vous impatienter!) je vais vous livrer le reste de l’expérience avec le recul:

j’ai donc expérimenté le flux libre instinctif pendant les trois dernières menstruations. j’en ai retiré quelques enseignements qui EVIDEMMENT sont dépendants de MON corps (au regard de ma santé actuelle), de la durée et l’abondance de MES règles, et l’endurance de MA volonté. vos expérimentations n’engageront de la même manière que vous.

pour que ça marche il faut :

– déjà y croire (effet placébo), parce qu’une chose aussi dingue que retenir ses règles en soi, au moindre relâchement c’est le sang qui coule. lors de mes dernières menstruations je me suis répété toute la journée « je ne saigne que sur la cuvette des toilettes » à chaque fois que je me sentais douter. ne sous-estimez pas l’effet placébo. mes dernières menstruations ont été celles où j’ai eu l’impression d’être sur le point de contrôler totalement le flux.

– ne pas avoir des règles trop abondantes. pour information si vous utilisez une mooncup de temps en temps, je dirais que si vous devez vider la mooncup plus de deux fois par jour à un moment des règles, ce jour là vous ne pourrez pas retenir les règles. ça fait trop. ça ferait genre aller aux toilettes toutes les heures. en ce qui me concerne le second jour est le plus abondant, et là c’était pas possible. aucun de mes essais n’a donné de bons résultats le second jour. par contre les autres jours ça se passe plutôt bien.

– accepter qu’on va tâcher sa culotte. ça ne traverse pas, mais presque. ça permet aussi d’avoir une idée de la quantité de sang qui va dans les toilettes (au bout de la journée la culotte est certes bien tâchée, mais ce n’est rien en comparaison des 3 ou 4 serviettes qu’on a l’habitude de mettre).
rien n’empêche de mettre un protège slip, ou mieux (pour ne pas utiliser de protection chlorée, traitée qui peut intoxiquer le corps) d’acheter des culottes faites exprès avec un fond largement doublé.

http://fr.aliexpress.com/item/Free-Shipping-10-pieces-lot-12-Color-Cotton-Physiological-Pants-Women-During-Menstruation-Night-With-Menstruation/1022355867.html
http://fr.aliexpress.com/item/Period-Menstruation-Underwear-comfortable-cotton-spandex-fabric-Low-Waist-Panty-Protective-Intimates-S-to-XXL-12PCS/1402660026.html
http://fr.aliexpress.com/item/menstruation-Leak-proof-modal-cotton-butt-lifting-health-comfortable-women-s-panties-triangle-panties-underwear/695225812.html
(n’utilisez pas ces culottes si vous avez tendance à faire des mycoses car elles ne laisseront pas respirer votre corps ce qui agravera votre mal)

– ne pas consommer de curcuma, d’alcool, d’ail et d’oignon. il y en a certainement d’autres, mais ceux-ci je les ai testés (détestés même) parce qu’ils liquéfient le sang ce qui rend le procédé de retenir le flux impossible. le dernier mois j’avais arrêté le curcuma 3 jours avant les règles pour être sûre, et effectivement, ça s’est mieux passé que les fois d’avant. d’une façon générale, chaque essai a été plus concluant que le précédent, ce qui me donne bon espoir de finir par sortir un jour de chez moi sans crainte, en n’ayant aucune protection.

on pourrait me croire maso, mais je ne le suis pas. alors, pourquoi j’insiste?

– la dernière fois que j’ai acheté des serviettes c’était il y a 3 mois. il y a deux ans environ j’utilisais plus d’un paquet de serviettes normales (jour) plus un paquet de serviettes nuit à chaque menstruation.
je suis allée voir un médecin ayurvédique il m’a dit que le déséquilibre alimentaire dont je souffrais obligeait mon corps à saigner partout où il le pouvait (effectivement je ne pouvais même pas me brosser les dents sans saigner des gencives).
après m’être soignée j’ai constaté de moi même que ça s’était calmé. avant de faire les essais de flux libre instinctif j’étais revenue « à la normale » (un peu moins d’un paquet de serviettes jour, et deux serviettes nuit par menstruations).
depuis mes essais de flux libre instinctif j’utilise deux serviettes « jour » et une serviette « nuit ». et chaque mois ça diminue. j’ai acheté des serviettes il y a 3 mois, et les paquets sont toujours là. le truc que je n’aurais pas cru il y a deux ans!!!

– mes douleurs menstruelles ont disparu. le SPM aussi.
je ne dis pas que je ne les ressens plus. elles viennent toujours comme avant, mais elles ne restent pas, ne durent pas. entre temps je me renseigne aussi sur le tao, et la tradition des cercles de femmes qui apprennent à mieux appréhender les menstruations: j’ai appris qu’il ne faut pas se battre. il faut les accepter. la dernière fois que j’ai eu mes règles j’ai eu très mal (très classique pour moi d’avoir mal le premier jour uniquement). je me suis allongée, et j’ai demandé à mon mari de me prendre dans ses bras. je me suis concentrée sur mon ventre, au lieu d’essayer d’ignorer ou combattre ses douleurs. ça a duré 5 minutes et la douleur est partie. plus de bobo le reste des menstruations. et pas de doliprane, rien.
prendre des anti-douleurs et continuer comme si tout était normal incite le corps à entrer dans l’engrenage: plus vous allez ignorer vos règles, plus vous allez les combattre et les considérer comme une malédiction et plus elles seront douloureuses avec le temps. ça peut prendre deux ans, tout comme ça peut prendre vingt ans, mais au final vous allez souffrir de multiples petits dérèglements liés à votre utérus et à vos ovaires: kystes, fibrômes, syndrôme pré-menstruel (« affectueusement » surnommé SPM). prenez des anti-douleurs encore et ça ne fera qu’empirer avec le temps!
arrêtez-vous. respirez. ressentez et acceptez de subir le cycle de votre corps. prenez un jour de repos pour vos règles. célébrez leur arrivée comme un signe de votre richesse et votre féminité. et vous mettrez fin à tout cela sans médicament. car nos menstruations sont normales. elles font de nous des femmes, des créatures intuitives, des ponts entre le monde des hommes et celui des dieux (ça c’est du tantra). vous devez être fières d’avoir vos règles.

autre raison:

– j’ai fait une très grave anémie les années passées, j’étais sous comprimés de fer pendant deux années (ce qui est très nocif pour les reins). je ne peux pas me permettre d’avoir des règles abondantes, et je préfère pour des raisons que tout le monde peut comprendre, ne pas avoir mal.

la durée totale de mes menstruations a diminué de deux jours en trois mois. ahhhh, ça c’est intéressant, hein?

le flux libre instinctif m’apporte tout ça. si vous devez aller aux toilettes pour éviter de tâcher tout vos vêtements ça vous oblige à écouter très attentivement votre corps. vous êtes complètement DANS vos menstruations, sans forcer. alors effectivement c’est déroutant, nouveau, chiant aussi quand j’arrive à la seconde journée de règles parce que je passe d’un phénomène que je maîtrise à la cata totale, je suis obligée de mettre une serviette ce qui à chaque fois m’a mise en colère… mais les bons côtés sont là aussi, et à mes yeux, ils ne sont pas négligeables. d’autant plus que tous les mois, les choses vont un peu plus « dans le bon sens »…

je mets des serviettes et pas de mooncup parce que même si j' »abandonne » l’idée de maîtriser totalement le flux de mes règles, je n’abandonne pas complètement. la serviette est là pour limiter les dégâts, mais je continue à écouter mon corps et à aller aux toilettes quand l’envie d’uriner vient. j’essaie d’être charitable avec moi-même, de maintenir l’effort sans me submerger sous la pression.

je ne travaille pas aussi, ça aide. mais la tradition issue des cercles de femmes conseille de ne pas travailler un ou deux jours en période de règles. la (ou les) journées sont à fixer au moment où c’est le plus pénible pour la femme, soit parce qu’elle a mal, soit parce que les règles sont trop abondantes.

l’égalité homme-femme n’est pas possible si on part du principe de la stricte égalité. il ne viendrait à personne l’idée de demander à un homme de mettre un enfant au monde. alors pourquoi demande-t-on aux femmes de travailler quand elles sont réglées? une perte de sang reste une perte de sang, et quand on va en donner à l’hôpital il est conseillé de ne pas faire d’effort le reste de la journée.
ne pas bosser 1 ou 2 jours en période de règles devrait être un droit. d’ailleurs, ça en était un en france il y a quelques années, et c’en est toujours un au japon. on ne peut pas viser l’égalité, mais on peut viser l’équité. et tant que les femmes elles-mêmes n’auront pas compris ça, on sera dans la panade.

voilà mon retour sur une expérimentation qui a duré trois mois.
j’espère que je ne vous ai pas trop manqué pendant ce temps là!

2 novembre 2016: mise à jour

sur facebook je partage parfois mes articles de blog, et je les reposte aux dates anniversaires. il y a quelques semaines j’ai donc reposté celui-ci ce qui a donné lieu à une discussion avec deux de mes amies sceptiques sur la réalité du fli (flux libre instinctif). toutes les deux ont essayé, toutes les deux ont échoué, toutes les deux ont abandonné.

quand on lit mon vécu on imagine assez bien que mon parcours est loin d’être le plus évident. je ne fais pas partie de celles qui ont réussi tout de suite, ou les 3 premières fois. je fais partie de celles qui se sont accrochées pendant plusieurs années. pas des mois, des années. je pense simplement que dans la vie il faut savoir ce qu’on veut, et quand on le sait, il faut savoir aller le chercher aussi difficile que cela soit.

depuis ma dernière mise à jour il s’est passé bien des choses dans ma vie qui ont perturbé mon action de longue haleine. mais même quand je ne faisais plus attention (plus vraiment) à mon fli, je n’ai jamais passé un cycle sans le pratiquer au moins sur une journée. les raisons sont toujours les mêmes: mes règles sont moins abondantes, moins douloureuses, moins longues avec le fli que sans le fli. cependant ces derniers temps j’avais tendance à ne pratiquer le fli que le premier jour, ensuite je portais une mooncup. d’une certaine manière j’avais abandonné l’idée d’y arriver tout à fait jusqu’à ce que je discute avec mes deux amies facebook. alors que je les encourageais à essayer encore, à insister, j’ai pensé que mes mots pouvaient aussi s’adresser à moi. donc j’ai repris le colliers. fli je suis de retour!

donc début septembre 2016 après cet échange j’ai décidé d’être un peu plus assidue sur le fli. ça fait 2 fois de suite que je le fais sur toute la durée des menstruations (ça faisait depuis 2013 que je n’avais plus essayé de continuer le fli du premier au dernier jour en passant par le jour le plus abondant sans abandonner la partie).

alors d’abord j’y suis arrivée mieux que je l’aurais cru (beaucoup mieux qu’en 2013). même le jour le plus abondant j’ai été capable de retenir mes règles!!! mais ce n’est pas assez (encore?) pour me permettre d’être vraiment indépendante, genre prendre le train de banlieue (2h d’autonomie) passer une aprem sur place (gérer le fait que je ne trouverai peut-être pas de toilettes tout de suite si besoin), puis revenir (à nouveau 2h). mais je peux sortir faire une course qui dure autour d’1h.

par contre rien que sur deux menstruations il y a eu des changements majeurs: mes dernières règles (octobre) ont été encore plus courtes, encore moins abondantes et moins douloureuses que celles de septembre (et avant). je précise que depuis 2013 je bénéficiais déjà de règles plus courtes et moins abondantes.

j’ai aussi compris quel muscle exactement il faut que je contracte pour retenir le flux ce qui est à mes yeux l’avancée majeure de mon expérimentation!!! j’ai réalisé que ce muscle chez moi est faible (et c’est peu de le dire), que sur la durée des règles il finit par fatiguer entre le 2ème et le 3ème jour. mais la bonne nouvelle c’est qu’il est largement possible de le travailler en attendant les règles suivantes.

j’ai réalisé enfin qu’il est bien question d’incontinence ici. comme quand on apprend à retenir son urine enfant. les sensations sont subtiles, quand on est pris dans quelque chose qui accapare l’attention on oublie d’écouter son corps, d’aller aux toilettes ou on se relâche, et oui, là c’est la cata. voici les situations dans lesquelles mon corps a tendance à se relâcher, se relaxer:

quand je mange ou quand je bois (ça c’est le plus bizarre), quand je me penche en avant ou sur le côté (de façon pratique quand je suis assise ou debout et que je me penche pour prendre un de mes chats dans mes bras), et enfin quand je me lève (passer de la position assise ou couchée à la position debout ne se fait pas chez moi sans relâcher ‘le plancher pelvien’). d’une façon plus générale dès que je suis stressée ou que mon attention est accaparée par quelque chose d’intense, je me relâche aussi.
je ne partage pas tout cela par exhibitionnisme virtuel, je le partage pour que vous aussi mettiez le doigt sur les situations difficiles, celles dans lesquelles vous aurez à apprendre – comme moi – à gérer deux choses en même temps: le fli et ce que vous avez à faire.

j’imagine que les enfants ont le même souci quand ils apprennent à retenir l’urine. il y a forcément des situations où c’est plus compliqué. connaître ces situations permet d’accentuer son attention. malheureusement ce n’est pas possible en cas de stress ou de vol de votre attention (exemple votre enfant ou votre mari vient de casser son assiette et il y a de la nourriture partout sur le sol). dans ces cas là, on ne finira par maîtriser les choses que le jour se retenir sera aussi simple que respirer.

dernière contribution à l’expérience du fli: ce n’est pas exactement du plancher pelvien qu’il s’agit ici. eh non. le plancher pelvien et les exercices de kegel concernent les sphincters anaux et urinaires. ils sont dehors, au niveau de la peau. le muscle qu’il faut contracter est un muscle vaginal (il se contracte quand on le contracte volontairement), pas un sphincter (qui se contracte automatiquement sans qu’on le lui demande). ce muscle se trouve dans le dernier tiers du vagin juste devant le col de l’utérus. comme les tissus sont mous, contracter même un peu ce muscle vaginal resserre les tissus mous qui deviennent alors une barrière infranchissable pour les liquides. quand la pression des liquides augmente, la tension de ce muscle ressemble à celle de la vessie pleine.

si les exercices de kegel ne sont pas adaptés, comment faire? pour muscler cette partie du corps il n’y a qu’un seul moyen: porter des boules de geisha ou un œuf. s’exercer surtout à les (le) faire descendre et remonter le long du vagin. faire cet exercice quelques jours sur un ou deux mois devrait suffire à améliorer l’expérience du fli chez la plupart des femmes qui n’y arrivent pas tout de suite comme moi.

enfin bref, j’aimerais remercier mes amies facebook de cet échange, ça m’a permis d’avancer sur cet aspect de ma féminité. je comprends aussi aujourd’hui que mes propres difficultés, mes tâtonnements auront eu pour conséquence cette étude approfondie du fli qui je l’espère aidera d’autres femmes à bien vivre leurs règles.

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3 réflexions sur “règles: le flux libre instinctif, deuxième mouture

  1. Bonjour,

    J’ai vu que cet article datait de 2013 et je me demandais si je pouvais avoir votre feedback quelques années plus tard. Je pratique le FLI depuis septembre et j’ai réalisé des constatations identiques.
    Pratiquez-vous le FLI à 100% maintenant et sans y réfléchir ?

    Je récolte actuellement le plus de témoignages possibles pour réaliser une petite synthèse, mais ce n’est pas facile de savoir qui est déjà experte 🙂

    Bonne soirée et merci d’avance !

    • ah! me demander à moi, que c’est compliqué!

      à l’heure actuelle je continue de pratiquer le fli en début et fin de règles, pour de multiples raisons, la première étant que ça régule la quantité de règles à la baisse.

      mais même aujourd’hui mon jour le plus abondant je dois m’aider d’une protection extérieure, en l’occurrence une coupe menstruelle. donc je continue de porter une protection un jour par mois.

      j’espère toujours arriver à zéro, mais ça fait un bail que je n’ai pas essayé vraiment. mon mode de vie actuellement n’aide pas trop. j’espère que ça va se calmer bientôt.

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