codes de la rencontre sexuelle, savoir vivre au lit, étiquette libertine – partie IV

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(suite de:

https://petitphoenix.wordpress.com/2013/02/05/code-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-etiquette-libertine-partie-i/

https://petitphoenix.wordpress.com/2013/02/10/codes-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-letiquette-libertine-partie-ii/

https://petitphoenix.wordpress.com/2013/02/24/codes-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-etiquette-libertine-partie-iii/ )

– l’étiquette au lit:

ne lui sautez pas dessus: le scénario « ils entrèrent dans la chambre d’hôtel et s’entre-dévorèrent » est très alléchant, à condition que l’élan soit réciproque. je ne parle pas de viol, ni de pression d’aucune sorte, je parle d’égards, de politesse. on peut avoir tout à fait envie de baiser avec une personne sans avoir envie que ça se passe de façon bestiale, sauvage. ce qui amène à la règle suivante:

soyez attentif aux attentes de votre partenaire: non ce n’est pas compliqué. il suffit de respecter deux règles simples; 1- une fois sur deux laissez votre partenaire exprimer son opinion avant vous, et s’il ne le fait pas spontanément, posez-lui clairement la question, 2- dans tout ce que vous décidez de faire, en action, commencez le geste et ne le finissez pas avant une ou deux secondes: si votre partenaire suit, il est dans le même trip que vous, s’il ne suit pas c’est qu’il ne veut pas ou qu’il ne vous comprend pas.

si vous aviez décidé de respecter un scénario précis, demandez à votre partenaire de façon claire et sans ambiguïté s’il désire toujours réaliser ce fantasme. ne continuez que si votre partenaire vous semble sincèrement emballé.

ne vous disputez pas, quelle que soit la raison qui vous pousse à être en colère, ne haussez pas le ton et ne boudez pas. proposez simplement et galamment de raccompagner votre partenaire chez lui/elle, ou de rentrer chez vous, et séparez-vous en termes polis en prétextant la fatigue, un mal de tête ou une journée pénible si la situation est déjà trop tendue pour que la vérité soit constructive.

inversement, si votre vis-à-vis décide de mettre fin au rendez-vous, n’insistez pas pour qu’il/elle reste. personne ne met fin à un rendez-vous amoureux ou sexuel de gaieté de coeur. si ça arrive, il y a toujours une TRÈS bonne raison. si c’est important pour vous de savoir laquelle, demandez-lui de vous l’expliquer ultérieurement, quand son « urgence-mal-de-tête-oubli-de-fermer-le-robinet-de-gaz » sera réparé.

sur cette base, il est donc mal vu de vous disputer avec votre partenaire de passage, de vous disputer avec votre partenaire (femme/mari/concubine/concubin/petite amie/petit ami/maîtresse/amant) devant un invité de passage, de vous isoler pour bouder, de mettre fin à la soirée de façon unilatérale sans raccompagner votre partenaire. il est je crois inutile d’expliquer en quoi une dispute dans de pareilles circonstances peut être pénible, mais il est peut-être utile de préciser que c’est aussi pénible pour une tierce personne d’en être témoin! cette règle est d’autant plus vraie quand vous êtes le conducteur, que vous avez emmené une des personnes présentes à la soirée, et que vous devez la reconduire chez elle. à partir du moment où vous décidez d’emmener une personne quelque part, vous devez faire en sorte que cette personne se sente libre de repartir à tout moment, même si c’est à vous de la raccompagner et qu’il vous en coûte de mettre fin à la soirée.

ne photographiez pas votre partenaire nu à son insu. la raison de cette interdiction est je crois facile à comprendre, mais il est malheureusement nécessaire de le préciser bien trop souvent! il y en a même qui prennent des photos dans les clubs… bon dieu, mais où avez-vous la tête?

ayez la force de caractère de mettre fin à la rencontre dans le cas où quelque chose cloche. c’est la chose la plus difficile à faire, y compris pour les libertins expérimentés, mais je crois qu’il est indispensable de savoir la faire. une rencontre avortée est préférable de loin à une rencontre qui se déroule mal, et d’où on sort groggy et dégoûté de soi et du sexe. même en respectant la politesse pure, songez que le sentiment que l’on renvoie alors inévitablement à son partenaire se trouve hors du cadre d’un échange respectueux et agréable.

après le sexe:

envoyez un message de remerciement à votre partenaire juste après la rencontre, ou le lendemain de cette rencontre pour le remercier de son temps. complimentez-le pour son agréable compagnie également mais uniquement si elle fut bonne. en d’autres termes, ce n’est pas parce que vous recevez un message de remerciement que ça signifie que votre partenaire est ravi de vous avoir rencontré(e). ce message peut avoir pour seul but de vous rassurer sur le fait qu’il/elle est bien rentré(e) chez lui/elle, et qu’il/elle vous garde son respect même s’il/elle a décidé de ne plus vous revoir.

en conclusion, quoi qu’il arrive, quoi que vous fassiez, pensiez, subissiez, sachez que :

on n’est jamais poli pour les autres mais pour soi-même. tout ceci est un code de respect de soi, d’amour propre, d’estime personnelle. on ne le fait pas pour les autres mais pour soi-même. que votre partenaire se rende compte de vos égards ou pas n’est pas de votre responsabilité, ni même dans votre collimateur. vous faites ce que vous avez à faire, point barre. votre seul juge sera vous-même, dans dix, quinze ans…

(voilà, nous en avons fini avec le code de la rencontre sexuelle)

digressions: 

quand j’ai rencontré n, à cause de son jeune âge et du fantasme particulier que je représentais à ses yeux, je lui ai demandé deux fois de façon claire s’il voulait aller au bout. la première fois juste après l’avoir pris à la gare, je l’ai emmené dans un parc, et je lui ai demandé si je lui plaisais toujours, et qu’il était toujours partant, ou s’il préférait que je le raccompagne à la gare. la seconde fois dans la chambre d’hôtel je lui ai demandé de me parler jusqu’à ce que je sois absolument sûre qu’il était à l’aise, et qu’il se sentait bien en ma présence. à vrai dire, j’étais la plus angoissée des deux, et dès que je lui ai donné le feu vert, il m’a sauté dessus. mais je ne considère pas en avoir trop fait. je lui DEVAIS ces égards.

autre illustration à propos des disputes: une de mes amies s’est retrouvée à rentrer seule, à deux heures du matin, à pieds, depuis la maison du couple avec lequel elle était censée passer la nuit. elle en avait pour deux heures de marche car la maison se trouvait au milieu de nulle part. le couple s’était disputé, elle avait renoncé à calmer le jeu (c’est un comble! l’invité qui joue les médiateurs conjugaux!), ils boudaient chacun de leur côté (!!! belle preuve de maturité), et il n’était venu à l’esprit d’aucun des deux partenaires qu’ils se devaient de raccompagner cette jeune fille de vingt-deux ans chez elle!!! un couple de plus de trente ans tous les deux, incapable d’imaginer qu’il faut raccompagner une jeune fille chez elle!!!

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