codes de la rencontre sexuelle, savoir vivre au lit, étiquette libertine – partie III

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à la suite de: https://petitphoenix.wordpress.com/2013/02/05/code-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-etiquette-libertine-partie-i/

et;

https://petitphoenix.wordpress.com/2013/02/10/codes-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-letiquette-libertine-partie-ii/

rappel des règles de savoir vivre et galanterie:

à table:

on ne parle pas la bouche pleine, on ferme la bouche en mangeant; on ne souffle pas sur le potage pour le refroidir; on ne coupe pas sa salade avec son couteau, ni son omelette, ni les pâtes. les pommes de terre ne doivent pas être écrasées, mais coupées avec le côté de la fourchette. on “pousse” les morceaux de viande et les légumes sur sa fourchette avec un morceau de pain, pas avec le couteau. on ne prend jamais une arête de poisson avec ses doigts, on la dépose du bout des lèvres sur la fourchette et on la place sur le côté de l’assiette. il est normalement impoli de “saucer” son assiette avec du pain, mais la tentation est grande et tout le monde le fait discrètement ! on n’écrase pas le fromage sur son pain, on le mange par morceaux. on ne coupe pas le pain avec son couteau, on le “rompt” avec ses mains. lorsqu’on a fini, on pose ses couverts (fourchette et couteau) sur son assiette, sans les croiser, la pointe de la fourchette tournée vers le bas. l’usage du cure-dents est rigoureusement interdit, on n’en trouve pas sur la table. lorsque l’hôtesse/l’hôte en donne le signal, on peut quitter la table, on dépose alors sa serviette (non pliée) près de son assiette en se levant. sachez simplement que le non-respect de certaines de ces règles peut être considéré comme rédhibitoire par certaines personnes (en ce qui me concerne les deux premières par exemple).

dans les gestes quotidiens:

la “galanterie française” est l’une des fiertés nationales. elle concerne essentiellement les relations entre hommes et femmes. ses origines sont anciennes, remontant aux usages courtois du Moyen Age, par lesquels les chevaliers devaient honorer, servir et protéger leur dame. la galanterie révèle ainsi un certain paradoxe : alors que les femmes souffrent généralement d’un statut inférieur dans la société civile, essentiellement dominée par les hommes, elles jouissent toutefois dans la sphère mondaine et parfois domestique d’une position haute, essentiellement conventionnelle il est vrai.

un homme galant ouvrira la porte à une femme pour la laisser passer devant lui. cependant, s’il s’agit d’un endroit public, comme un bar ou un casino par exemple, l’homme généralement précédera la femme qui l’accompagne, peut-être pour s’assurer que l’endroit est sûr ou convenable.

au restaurant ou dans les bars l’homme donc, entre le premier, laisse la banquette ou la place tournée vers l’extérieur à la femme qui l’accompagne, appelle le serveur quand c’est nécessaire, choisit le vin et enfin, règle la note.

dans les grands restaurants les cartes destinées aux femmes ne comportent pas de prix afin d’affranchir leur choix de toute arrière pensée. C’est la femme qui commande en premier, et l’homme doit la suivre dans ses désirs afin de ne pas l’embarrasser ; si elle décide de prendre un apéritif ou une entrée, il en fera de même, et cela même s’il ne l’escomptait pas.

dans la rue, l’homme réserve le côté trottoir (le « haut du pavé ») à une femme, afin de la protéger des risques possibles pouvant venir du côté rue (éclaboussures, bousculades). il ramasse les objets qu’elle aurait laissé tomber.

à la gare, à l’aéroport, c’est l’homme qui se charge des bagages lourds, il aidera à monter les valises d’une femme, à les placer dans le compartiment d’un train.

dans un escalier, un homme s’efface lorsqu’il croise une femme, il la précède en descendant, pour la retenir au cas où elle tomberait. il doit aussi la précéder en montant : il ne pourra pas lui venir en aide si elle trébuche, mais pour des raisons évidentes (ne pas être tenté de regarder son postérieur, ou sous sa jupe, ou ne pas laisser sa partenaire craindre qu’il le fasse) il ne voudra pas embarrasser une femme en la suivant.

au restaurant, un homme tirera légèrement le siège pour inviter une femme à s’asseoir. Les hommes doivent attendre que les femmes soient installées avant de s’asseoir à leur tour.

un homme complimente sans affectation une femme sur sa manière de s’habiller, sur son élégance : « vous êtes ravissante ce soir », « cette couleur vous va parfaitement ». celle-ci le remerciera avec un sourire, en acceptant le compliment.

l’homme sert à boire à la femme qui l’accompagne, lui offre les plats en premier, paie l’addition au restaurant.

un homme aidera une femme à enlever son manteau, où à le remettre. il la raccompagnera jusqu’à la porte, ou mieux, jusque chez elle. s’il la raccompagne en voiture, il lui ouvrira la portière avant de monter lui-même. à l’arrivée, il descend de la voiture en premier pour ouvrir la portière. un homme raccompagnera toujours une femme chez elle, y compris si la soirée ne s’est pas déroulée comme il l’escomptait. il attendra qu’elle soit entrée dans son immeuble après l’avoir raccompagnée.

(à suivre…)

digressions:

mon meilleur ami me fait TOUJOURS le compliment de ma tenue et de mon apparence quand je vais le voir. c’est une chose que je trouvais troublante, jusqu’à ce que je me renseigne et que j’apprenne ici même, avec vous, qu’il est simplement poli et si galant avec moi!!! ah je l’aime cet homme! si j’avais ne serait-ce qu’un soupçon d’attirance envers lui je lui ferais des fellations de 2h juste pour le remercier d’être lui! le remercier de me faire sentir femme.

petite note à l’attention des femmes: ces petites douceurs n’ont de réelle saveur que si on sait les accueillir de la bonne manière: simplement, avec affabilité. combien d’hommes m’ont rapporté à quel point ils ont été déçus d’avoir été soit repoussés, soit mal compris…? accepter un compliment, une attention, ça s’apprend. si si, je vous jure, ça s’apprend. et ça fait du bien en prime!

peu de gens savent que dans certains cas l’homme ne cède pas le passage, mais au contraire précède la femme (pour entrer dans un restaurant ou dans un bar, casino, tout lieu où il y du public et où le danger peut venir aussi de l’intérieur). je l’ai appris moi-même il y a quelques années. et depuis quand on m’ouvre la porte et qu’on me cède le passage ça me fait sourire… c’est pas méchant, et rassurez-vous, j’apprécie l’attention avant tout, et je suis capable de faire comme la reine d’angleterre.

l’anecdote de la reine d’angleterre: 

pour récompenser le représentant d’un groupe de travailleurs pour une action quelconque la reine élisabeth le reçoit chez elle à déjeuner, seul à seule, insigne honneur s’il en est! après le repas l’homme avale le contenu de son rince-doigts pensant qu’on lui offre une tisane digestive quelconque, bref, l’impair! ni une ni deux, élisabeth avale le sien.

on peut en tirer pas mal de leçons: 1- la reine n’a pas oublié pourquoi l’homme était là, et qu’en l’occurrence toute reine qu’elle soit, elle était son obligée, elle se devait de le mettre à l’aise, de lui faire plaisir. même s’il fallait pour cela qu’elle avale l’eau tiède additionnée de citron de son rince-doigts. élisabeth, je ne suis pas anglaise, je n’ai jamais appris à faire la révérence, mais je te la fais! tu es une GRANDE reine. 2- avis au majordome de la reine: monsieur tu as intérêt à briquer tout le service de la reine, rince-doigts compris! va savoir ce qui peut arriver!!! 3- si la reine a été capable de faire ce geste pour un homme qui selon l’échelle sociale aurait tout juste été bon à embrasser la trace de ses pas sur le sol, alors vous pouvez le faire pour une personne qui à un moment où un autre a éveillé en vous la tentation de vous emboîter avec elle!

soyez polis, soyez affables, soyez de bonne compagnie. d’autant plus que vous ne vous engagez pas sur une relation sérieuse, un effort à long terme mais sur une relation de TRES courte durée, vous pouvez bien l’espace de quelques heures faire preuve de patience et de maîtrise de soi. et si on ne vous rend pas les hommages que vous pensez mériter, mettez fin poliment à la rencontre, et rentrez simplement chez vous. ne faites pas de remarque, ne dites rien. dans une rencontre libertine chacun se comporte comme il le désire.

enfin, si vous ne voulez pas, par choix ou par conviction, bénéficier de, ou donner ces petits gestes d’attention, vous êtes libres, bien entendu. tout comme votre vis-à-vis sera libre de vous rejeter et de ne plus jamais vous revoir ensuite. car nous faisons des choix dans tous ce que nous décidons de faire, mais aussi dans ce que nous décidons de ne pas faire. une féministe sera ravie qu’on ne lui tienne pas la porte, et qu’on la laisse payer sa part au resto. moi je prendrai mes petites affaires, et vous ne me reverrez plus. quoi qu’il en soit, CHACUN AURA TROUVE SON BONHEUR! les polis seront entre eux, les malpolis entre eux.

(la suite c’est ici:

https://petitphoenix.wordpress.com/2013/03/06/codes-de-la-rencontre-sexuelle-savoir-vivre-au-lit-etiquette-libertine-partie-iv/ )

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6 réflexions sur “codes de la rencontre sexuelle, savoir vivre au lit, étiquette libertine – partie III

  1. Je plussoie 🙂
    Je trouve importantes ces « petites attentions », elles beaucoup plus significatives d’une vraie attention que bien des grands gestes plein de promesses et qui souvent n’aboutissent sur riens.

    « ces petites douceurs n’ont de réelle saveur que si on sait les accueillir de la bonne manière: simplement, avec affabilité. combien d’hommes m’ont rapporté à quel point ils ont été déçus d’avoir été soit repoussés, soit mal compris…? accepter un compliment, une attention, ça s’apprend. si si, je vous jure, ça s’apprend. et ça fait du bien en prime! »

    ça m’arrive parfois et oui je trouve ça assez frustrant et injuste que ces attentions ne soient pas reçues convenablement…
    Moi qui suis plutôt un garçon gentil et attentionné, je sais à quel point il est tellement plus facile d’être con et discourtois, et de ne s’alimenter que de frustrations, et au contraire quel effort est nécessaire pour éduquer sa manière d’être convenablement et savoir profiter pleinement des tous ces petits plaisirs qu’offre la vie…
    Du coup je suis parfois déçu quand cette manière d’être que j’ai choisie, patinée et polie ne soit même pas perçue…
    Mais bon je n’en veux jamais vraiment longtemps à la personne indifférente, et je ne le lui fait pas remarquer, je suis un garçon gentil… et surtout je fais l’effort de sélectionner les gens qui me conviennent 🙂

    • tu sais je crois que de tout temps ce genre de cloisons de verre ont existé. il y avait l’aristocratie, la bourgeoisie, certains groupes sociaux qui répondaient à des codes stricts (je pense à certains groupes de hors la loi, si si) et même ainsi dans ces groupes ces choses n’étaient pas toujours ni enseignées, ni bien vues, ni respectées. je pense que ça a moins à voir avec ses origines qu’avec sa nature profonde, finalement. on ne peut accepter pour utiles ces règles que si on a accepté à part soi l’irremplaçable respect de soi et des autres. parce que ces règles ne traduisent que ça…
      salut toi! ^^

  2. Pleinement d’accord,
    Mais il y a 50 ou 100 ans l’appartenance au groupe social primait, et l’on s’éduquait et l’on suivait les règles au sein de son groupe. Aujourd’hui chacun est beaucoup plus libre de choisir sa voie et effectivement ça a moins à voir maintenant avec ses origines qu’avec sa nature profonde. Et j’ai toujours le vague espoir qu’un peu plus de monde choisisse l’irremplaçable respect de soi et des autres (comme c’est si bien dit) et un peu moins la facilité la plus confortable voire la plus sordide… Mais comme tu dis quoi qu’il en soit, CHACUN AURA TROUVE SON BONHEUR !

    Coucou 🙂

    • ah la laaa! rires!
      si tu savais le mal que j’ai eu à ne pas dire « c’était mieux dans le temps! » 😀

      bon, à vrai dire je ne le pense pas, je crois plutôt que chaque époque a eu son lot de misères et de gloires… il est vrai que le lien social est très détendu en ce moment, et que ceci en est une conséquence, on bouscule, on insulte sans honte aucune… car pour l’immense majorité la honte vient du regard des autres, et quand ce regard fait défaut tout devient permis…

      je vais finir vieille bique moralisatrice! vendredi dernier je me suis surprise à faire la leçon à un jeune homme de 21 ans qui avait demandé son âge à une jeune fille (19 ans). c’est sorti tout seul avant que mon cerveau n’intervienne: non, ça ne se fait pas de demander son âge à une demoiselle. il a insisté sur le côté suranné de la règle, et moi sur son caractère incontournable. je ne connaissais pas l’homme, et j’en ai ri deux fois plus quand on m’a appris qu’il se faisait fort de passer pour un homme mûr, qui ne fait pas son âge… se faire rappeler à l’ordre comme un morveux n’a pas du lui plaire du tout!

      si je n’avais pas fait ces articles, je ne me serais jamais permis de faire ça! comme je suis dedans jusqu’au cou en ce moment, ça sort de façon automatique…

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