pourquoi « choisit »-on souvent – si pas toujours – le même genre de partenaires?

c’est une question que je me suis posé souvent, par peur de répéter inlassablement la même « erreur ». il y a des tas d’explications à ce choix qui se porte toujours sur le même genre d’hommes, le même genre de femmes, de caractère, d’apparence, et j’en passe.

il m’est venu, là, à l’esprit des détails qui au fond n’en sont pas quand je rencontre l' »autre ».

je suis allée à la supérette du coin pour m’acheter de la glace à la fraise – entre nous soit dit, j’aime autant la fraise que le sexe – et en quittant la caisse j’ai croisé deux policiers qui entraient sans doute s’acheter de quoi se sustenter pendant leurs gardes.

généralement quand je croise des policiers, je ne les regarde pas. d’ailleurs, faites l’expérience vous aussi, la prochaine fois que vous croiserez des représentants des forces de l’ordre, prenez simplement conscience de la façon dont vous réagissez, sans rien essayer de changer. et je parie que vous baisserez les yeux, ou que vous regarderez ailleurs. de façon basique, bestiale, c’est ce que nous commande notre instinct de conservation devant qui est plus fort que nous, ou qui nous est supérieur: symboliquement, on se couche sur le sol, et on ne regarde pas dans les yeux, signe de soumission, et d’apaisement.

mais,

depuis quelques mois j’ai 2 amis policiers sur facebook. ils travaillent ici, tout près, et même si j’ai pris conscience de l’automatisme qui me commandait de baisser les yeux, de regarder ailleurs, de glisser devant eux sans faire de vague, j’ai voulu savoir si c’était eux. je veux dire que j’ai dû forcer un peu, mais pour une fois j’ai regardé les deux hommes qui entraient avec une curiosité un peu plus normale, un peu plus naturelle.

ils m’ont regardée aussi, et m’ont souri. c’était très bizarre… à cause de l’uniforme. uniquement à cause de l’uniforme… je déteste les uniformes… bref.

en y repensant, j’ai réalisé que les proches de policiers doivent être les seuls à agir, ou réagir comme je l’ai fait. et implicitement, tacitement, ces codes sont compris par les policiers. et j’ai réalisé aussi que je réagis également ainsi devant les personnes très grandes. mes proches sont en majorité très grands, j’ai l’habitude de lever la tête pour regarder les gens que j’aime. et j’ai le souvenir précis de ce jour où descendant du bus, j’ai croisé un homme TRES grand qui y montait. j’ai levé la tête vers lui, et je sais que pendant un quart de seconde il y a eu entre nous quelque chose de presque gênant: je levais la tête vers quelqu’un de familier, mais il n’était pas familier. il croisait le regard d’une personne qui l’interpelait dans l’intention, un genre de « tiens, salut! » mais qu’il ne connaissait pas.

ça se passe en quart de seconde. un quart de seconde où on reconnait l’autre comme faisant par avance partie de notre monde. et ce message subliminal est généralement très bien compris.

voilà à mon avis pourquoi on ne rencontre jamais qu’un genre de personnes. le genre de personnes auxquelles on est habitués. par automatisme, par habitude. bien sûr, il est tout à fait possible de combattre ses habitudes. la preuve, j’ai bien réussi moi à regarder des policiers dans les yeux, avec un soupçon de « tu ne serais pas….? ah non… » malgré mon aversion de l’uniforme.

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