de la perversion inhérente au libertinage

cette réflexion m’est venue devant un énième épisode de « docteur house » (série culte pour quiconque a une glande du sarcasme correctement développée).

voici un gentil couple qui visiblement libertine. elle rencontre son amant dans une chambre d’hôtel, son mari frappe à la porte, et l’amant très gêné se demande comment cette rencontre aussi inattendue que malvenue va se passer. là, le mari bon joueur lui serre la main en disant « je ne sais pas ce qu’il est bon de dire en de pareilles circonstances, mais je m’appelle (disons dan) »

l’autre surpris, lui serre la louche et se présente aussi.

le mari qui avait un papier urgent à faire signer à sa femme prend ses clics et ses clacs, et s’en va. là, sa femme fait un malaise (mais oui, on est dans doc’ house, faut bien que ça commence à un moment), et l’amant à la demande de la femme court chercher le mari sur le départ.

l’épisode suit son petit bonhomme de chemin, avec house dans son état normal (c’est à dire totalement déchiré à l’alcool à présent, bah oui, remplaçons une dépendance par une autre, c’est intelligent), et son sarcasme habituel qui l’amène à se poser une grave question:

comment un homme peut laisser sa femme baiser avec quelqu’un d’autre? surtout si lui ne baise pas également? ce couple est forcément une licorne (une chimère) car ce genre d’arrangements ça n’existe pas! (je rappelle aux lecteurs retardaires que mon couple fonctionne ainsi, lui aussi… ah la laaa, non, ne me pointez pas du doigt en criant licorne! licorne! ça ne se fait plus depuis les monty python!!!)

house pousse donc ses assistants à cuisiner le mari: leur mission? découvrir pourquoi cet homme ne baise pas toutes les femmes de la terre puisqu’il en a l’autorisation, et très important, découvrir ce qu’il cache à sa femme: parce que pour laisser passer une si belle occasion de baiser ailleurs, un homme normal doit être coupable de quelque chose!

je commence à voir rouge. ça fait plusieurs fois qu’on me fait le coup, alors là, franchement, je commence à en avoir marre! déjà dans les experts, les libertins sont forcément les pires pervers qui soient, et donc ils méritent le mal qui leur arrive (les meurtres, accidents, scandales, séparations, etc.) ça fait deux fois que house est confronté au libertinage, et la première fois déjà la libertine empoisonnait son libertin avec… accrochez-vous bien à votre slip: de l’or.

ils ne vont quand même pas nous la refaire?

ben si. l’homme cachait bien quelque chose! il avait dilapidé la fortune du couple!!! donc pour se faire pardonner il laissait sa femme se faire sauter par d’autres mecs (on y croit), et elle, en entendant la vérité, refuse de lui parler et lui demande de quitter sa chambre d’hôpital (on y croit aussi).

genre des couples qui ont des soucis d’argent ça n’arrive que chez les libertins. et on sait que le meilleur moyen de régler ce souci c’est de laisser l’autre libre de baiser ailleurs. on sait aussi que même couchée sur un lit d’hôpital avec un diagnostique fatal à la clef (elle pensait qu’elle allait mourir à ce moment là) une femme dira à l’homme qu’elle aime le plus au monde de s’en aller. genre, on est en train de mourir, et à ce moment précis, il est plus important à nos yeux de savoir qui a dépensé quoi.

c’est là que j’ai compris que pour une personne qui ne libertine pas, il n’est pas possible de comprendre qu’on peut vivre cette liberté sans souffrir. il y a juste un mur d’incompréhension entre les libertins et les exclusifs.

quand j’ai été malade il y a deux ans, j’ai arrêté les rencontres parce que je me sentais vulnérable, et j’avais besoin d’être encadrée, d’être bichonnée, d’être réconfortée. je ne me sentais ni sexy ni désirable, j’étais juste malade. j’ai tout arrêté. la plupart de mes amants ont « lâché l’affaire ». il y en a juste un qui m’a rappelée régulièrement pour prendre des nouvelles. et même ainsi, j’ai mis de la distance parce qu’il m’a semblé à moi aussi que cette sphère de ma vie était « privée ».

c’est mon mari qui m’a demandé des nouvelles de mes amants. je lui ai expliqué un peu l’état des lieux, et vous savez ce que cet homme si sage a dit?

« c’est dommage. vous vous voyez pour faire l’amour, pour vous faire du bien, et je trouve que la moindre des choses serait que vous vous inquiétiez les uns des autres en cas de problème. »

et c’est comme ça que j’ai appris (compris) que si (hypothèse) j’étais à l’hôpital pour un petit moment, mon mari trouverait normal que l’un de mes amants débarque avec des fleurs, me souhaite un prompt rétablissement, et s’en aille. moi j’aurais trouvé ça abusé, mais visiblement pas lui.

comme quoi parfois, doc’ house nous aide à mieux comprendre notre couple! même si lui n’a rien compris, mais alors rien du tout, à la nature libertine!

merci, doc’ house!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s