Duende : les origines de la plussoyance

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le chapelier fou à alice : avant tu étais plus… plussoyante! tu as perdu ta plussoyance!
alice au pays des merveilles, de tim burton

 

La notion de duende trouve sa source dans la culture populaire hispanique et, plus précisément, dans le cante flamenco et la tauromachie. Le terme provient du latin « dominus », puis, « domnus » et enfin, « duen », qui donnera en espagnol le mot « dueño » (maître).

Dans la métaphore poétique, le duende habite les entrailles et tisse une couture diaphane entre la chair et le désir. Il est animé par la voix ou par le geste puisqu’il surgit de l’expérience de l’art flamenco, mais il s’étend à tous les domaines de l’art, à chaque fois qu’il s’agit de faire la différence entre la véritable inspiration et l’imposture.

C’est Federico Garcia Lorca, qui le fait entrer dans la Littérature à travers sa conférence « Juego y teoria del duende » prononcée en 1930 à La Havane, en 1933 à Buenos Aires et en 1934 à Montevideo. Il y construit, entre jeu et théorie, une poétique du duende qu’il sépare, à travers de nombreux exemples, de la notion de muse et de celle d’ange.

Pour le poète, le duende naît de la lutte d’un corps avec un autre qui l’habite et gît endormi dans ses viscères. Quelqu’un se risque à témoigner de la vérité de son rapport avec l’art, convoque l’éveil du duende pour lutter avec lui. Dans cette lutte se disloquent la logique et le sens pour céder la place à une érotique qui possède la fraîcheur des choses qui viennent d’être créées ; mais avec le risque couru aussi d’un échec désespérant par la répétition des techniques, dans le silence et l’absence de la création en œuvre.

Très intéressé par la poétique du duende, Ignacio Garate Martinez essaie de transcrire cette poétique « lorquienne » (dont il traduit en français la conférence Jeu et théorie du duende) dans une première ébauche d’un dire anthropologique. Il y suggère une étroite relation entre l’impossible du sujet (du désir inconscient, dans la théorie psychanalytique) et le sujet de l’impossible (l’impossibilité de construire une articulation objective de l’art).

Ainsi, entre le savoir populaire qui le repère avec finesse lorsqu’il advient, la poétique « lorquienne » qui le précise, et l’anthropologie qui en suggère des ponts conceptuels, le duende devient une notion singulière, intraduisible, pour nommer un savoir sur l’expérience subjective. La langue anglaise (New Oxford Dictionary, 1993) et la langue française (1996, 2004) l’adoptent sans le traduire comme référent singulier de l’art inspiré par la créativité hispanique.

En tauromachie le terme duende qualifie l’état d’inspiration, le génie du torero « artiste ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Duende

n’oublions pas qu’au final un terme approchant est né avec la plussoyance du film alice au pays des merveilles de tim burton. et on comprend bien ce que signifie ce mot quand on compare la jeune fille qui viendra se perdre dans le terrier du lapin, et celle qui en sortira: la première était fade, prête à se plier aux contingences sociales, la seconde conquérante, sûre d’elle, assez pour aller se frotter seule sur les mers à la conquête du commerce en chine alors qu’elle est issue de l’angleterre victorienne!

Le “duende” c’est le lutin malicieux des contes et légendes celtiques et nordiques (à BsAs, il y a une chaine de magasins de jouets à l’enseigne du “Duende Azul”) et c’est aussi le (bon ou mauvais) génie intérieur, l’étincelle qui rend envoûtant le charme de certaines personnes; en cette acception, il constitue un parfait synonyme du “glamour” anglais, qui ne doit pas être réduit à son superficiel usage “pipeul”.

http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2008/06/23/duende/

pourquoi cet article ?

parce que j’ai constaté que ceux qui vivent libre ont le duende, ça se sent, ça se voit. ça n’a pas de rapport avec le libertinage, avec les rencontres sexuelles, même si précisément les rencontres sexuelles ont ceci de bon qu’elles nous éveillent à nous-même. C’est inexplicable, ça n’a pas d’odeur, de couleur, ce n’est ni chaud, ni froid, ni même tiède… et pourtant…

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