un dîner libertin mouvementé…

bonjour amis lecteurs!
aujourd’hui je voulais vous parler d’un des risques que vivent les libertins comme moi:
la rencontre avec un rustre.
je vous peins le tableau: lundi dernier avec les amis que je me suis faits sur un site de rencontres sexuelles que je ne nommerai pas, nous sommes sortis dîner en ville. nous sommes pour la plus part des vrais et grands libertins, avec ce que ça comporte de réalités terre-à-terre: parfois ça va, parfois pas, on est parfois de bonne humeur, et parfois fatigués. je n’ai pas pu parler à tout le monde, mais cette fin d’hiver a été difficile pour beaucoup d’entre nous, et pour ne pas m’attarder sur les autres (discrétion oblige) je parlerai de moi: vous le savez,depuis quelques mois je travaille beaucoup, à tel point que je n’ai même plus le temps de venir vous parler de ma petite vie. je suis donc VRAIMENT fatiguée à présent, nerveusement, et physiquement. dieu merci, début mai ça sera fini. les choses normales vont reprendre leur cours.
donc, ce petit dîner tombe à pic. j’ai besoin de me détendre, je n’ai pas revu mes amis depuis belle lurette (septembre 2009), de plus entre temps j’avais été malade et ils le savaient pour la plus part… donc, des retrouvailles que je prenais plaisir à voir poindre à l’horizon…
au programme de ce dîner, des personnes connues (dont je vous ai parlé plus haut en termes flous) et d’autres que je ne connaissais pas.
c’est une amie qui a fait de gros efforts pour rassembler ce beau monde, et certain(e) est venue avec son chacun (comprendre que les invités ayant le droit de venir accompagnés, l’une est venue avec son partenaire de sexe du moment).
je suis en retard (normal), mais en arrivant je trouve une bonne ambiance, on rigole, tout se passe comme prévu, et j’arrive à me détendre un peu de ces longues semaines de travail acharné et de tension intellectuelle (je vous raconterai un jour ce que j’ai fait pendant ces quelques semaines).
23h arrivent, je décide de rentrer avant le dessert. je ne peux pas m’attarder, mon travail n’est pas fini et je ne peux pas me permettre de me lever tard le lendemain. j’embrasse mes amis, me lève de la table rikiki coincée contre la vitrine, et demande aux autres invités de bien vouloir se lever pour me laisser passer. ils le font de bonne grâce. je suis presque en fin de parcours quand le passant de mon pantalon se prend dans le fer forgé qui protège la vitrine. me voilà coincée.
je me retourne et demande à la personne la plus proche de m’aider à me décoincer.
cette personne est… le fameux amant qui accompagne l’une des invitée.
il me regarde d’un air provocateur, et me met la main aux fesses. non… vous comprenez pas. il ne soupèse pas mes fesses. il glisse bien sa main entre mes fesses.
je me retourne, choquée, désagréablement surprise par ce geste. et je lui dis calmement que ça ne m’amuse pas, que je suis en difficulté, et que j’apprécierais plutôt son aide. je lui tourne le dos à nouveau pour lui permettre d’accéder plus facilement au passant de mon pantalon pris dans le fer forgé.
il recommence. toujours en insistant bien entre mes fesses.
je me retourne et il me regarde l’air de dire « bah oui, tu es coincée, tu ne peux rien faire. alors? »
je lui dis que je ne trouve pas ça drôle du tout, et qu’il ferait mieux de m’aider plutôt que de jouer avec mes nerfs. décidée à me passer de son aide, je me tourne pour moccuper seule de mon passant coincé, quand il recommence.
je l’ai frappé. 4 fois. sur la poitrine… et j’ai fini en une gifle du revers de la main.
je n’y suis pas allée avec le dos de la cuillère…
et quand il a reçu le premier coup, il m’a crié « c’est pas moi, c’est X » (une amie que je connais depuis longtemps, et qui est absolument incapable de faire de ce genre de chose, et qui m’a regardée d’un air absolument éberlué, sans doute choquée à la fois d’être accusée à tort, et à la fois de ma réaction).
25 ans que je n’avais frappé personne.
ça m’a fait l’effet de ces tableaux sur les chantiers, vous savez, « 80 jours sans accident ». ben moi j’étais à 25 ans.
j’étais dans un état après ça!
une amie est venue à ma rescousse et m’a libérée de ce (….!!!) de fer forgé.
dès que j’ai été libérée, ce muffle a fait:
« m’enfin qu’est-ce qui te prend, tu es folle? »
je précise que personne ne pouvait voir ce qu’il m’avait fait puisque nous étions dos à la vitrine du restaurant, et que les autres invités étaient devant nous, à l’exception de X qu’il avait essayé d’accuser à sa place.
je lui ai juste répondu:
la moitié des gens qui sont dans cette salle sont mes amis. à ton avis, qui ils vont croire?
un rustre. un abuseur. un menteur. et pour ne rien gâcher, un manipulateur.
tout ce que j’aime.
ce n’est pas fini.
là-dessus donc, je vais payer ma consommation et je retrouve dehors mes amies les plus proches avec lesquelles je n’avais pas eu l’occasion de parler de choses personnelles. nous bavardons quelques minutes. figurez-vous qu’il est revenu me voir. non, il ne m’a pas présenté ses excuses. il voulait intervenir dans notre conversation et voulait fumer devant nous. devant… à moins d’un mètre. je l’ai évité… je ne comprends pas tout. bref, mon amie lui demande de nous laisser bavarder tranquillement, et je finis notre conversation avant de filer dans le métro.
il se trouve que ce jour là était l’anniversaire du rustre. qu’en guise de dessert, ils avaient prévu de le lui fêter. et qu’ils ont respecté ce programme après mon départ. je n’ose pas imaginer l’ambiance. en fait, je suis morte de rire quand je pense à l’hypocrisie profonde dans laquelle nous vivons dans nos sociétés dites « civilisées ». pas étonnant que ce genre de manipulateurs y trouvent leur compte.
vous le croirez si je vous dis qu’il a AUSSI pelotté le postérieur d’une de mes amies malgré les coups qu’il s’était pris dans la soirée?
vous le croirez?
comment une femme peut coucher avec ce genre de mecs? question 1, à laquelle je peux toujours trouver une réponse (parfois on a faim, on est humain après tout), mais réponse qui trouve ses limites dans la seconde question: comment cette même femme peut avoir envie de se montrer en société avec un tel rustre? question 2, et pire encore, de lui fêter son anniversaire? question 3.
je ne comprends pas tout…
mais bon… chacun sa définition du bonheur. et chacun sa façon de le construire.
et en conclusion, je fais un dîner libertin dans quelques jours, qui vient?
(je précise que cette fois-ci, j’emmène ma cravache…  )
Publicités

3 réflexions sur “un dîner libertin mouvementé…

  1. Oui ce Monsieur était particulièrement infantile et désagréable. A bannir de toute nouvelle réunionQui tu sais y a laissé son collant. Bises

  2. patricia: ah bon? je sais qu\’il a peloté une copine, mais je ne savais pas que le joli collant noir en avait souffert aussi.atilev: je ne te le fais pas dire…! 25 années à refaire! 😦

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s