petits désagréments de libertine

en janvier 2009 j’ai rencontré un homme, qui m’a plu, nous sommes allés à l’hôtel, nous avons fait l’amour, ça m’a beaucoup plu… il était attentionné, il m’a offert du champagne, il a tenu à aller chercher un peu de nourriture et de boisson pour moi, et avant de partir, il a tenu à ce qu’on partage une boisson chaude tous les deux. j’ai vraiment aimé ce rendez-vous et j’avais envie et hâte de le revoir. mais à partir de là, il a laissé mes messages sans réponse.
je n’étais pas amoureuse, juste satisfaite d’une rencontre et frustrée d’en être privée, et en plus, je ne comprenais pas pourquoi. j’avais aimé ses bras, son sexe, sa façon de me faire l’amour… je me suis demandé pendant des jours ce qui avait bien pu se passer et que je n’avais pas vu.
quelques jours plus tard je reçois un coup de fil.
il s’agit d’un autre contact (appelons-le Y) que j’ai eu sur ce même site, et avec lequel j’avais coupé court parce que je le trouvais brutal et vulgaire dans le langage, ce qui me laissait supposer qu’il l’était au lit. non, ce n’est pas une interprétation subjective. un homme qui me dit « je vais te baiser pendant des heures, te sodomiser, fort et longtemps » à mon avis, faut pas en attendre de la tendresse…
je suis étonnée, je ne lui avais jamais donné mon numéro.
voilà ce qu’il me dit:
c’est X (mon amant qui s’est inscrit aux abonnés absents) qui m’a donné ton numéro.
super les mecs. vous vous refilez les filles.
« j’en veux plus, tu la veux? allez, tiens, je te la donne! »
je me suis vraiment sentie mal. comment j’ai pu ne pas voir à quel point ce mec était… petit?
ensuite il me dit:
si X ne veut plus te voir c’est pas de ta faute. il a peur de tomber amoureux de toi, alors il préfère en rester là.
c’est super, mais pourquoi dans ce cas, X n’a pas simplement décroché son téléphone quand je l’ai appelé pour me dire cela en substence?
il ajoute encore:
mais à moi, tu plais bien. je te rencontre quand tu veux, tu n’as qu’à me dire…
non merci, ai-je répondu. celui qui m’intéressait c’est X. je te souhaite une bonne continuation…
(Y m’a rappelée à de nombreuses reprises, mais je vous passe les détails et les nombreuses fois où je l’ai envoyé paître. ça n’a rien à voir avec cette histoire.)
donc, plus de nouvelle.
en janvier de cette année, juste le mois dernier donc, X reprend contact avec moi sur le site de rencontre où nous nous étions connus, et me demande un rendez-vous. je pense qu’entre temps j’avais dû changer ma photo de profil. et à sa façon de me parler, je comprends que soit il a oublié qui je suis, soit il fait semblant de ne pas s’en souvenir.
j’accepte le rendez-vous, décidée à lui expliquer en mots choisis le comportement qu’un homme doit adopter envers une femme.
le jour dit, j’envoie un sms pour m’assurer que le rendez-vous tient toujours, et il ne répond pas. j’insiste. pas de réponse.
je me sens REfrustrée.
une envie de régler ses comptes avec une personne qui vous reste sur le coeur, c’est chiant…!
je me dis, il a peut-être senti tourner le vent, et il a préféré ne pas venir. tant pis. je classe l’affaire.
donc, je classe l’affaire.
il y a quelques jours, je reçois un appel téléphonique, appel privé. j’étais en voiture, juste avant en conversation avec mon mari, j’ai cru qu’il avait oublié de me dire quelque chose, je décroche pensant que ça va durer 3 secondes… et… je ne reconnais pas le correspondant. ok. je lui demande de me donner une minute, je me gare, et reprend le téléphone.
– salut, on a parlé il y a 3 semaines et je revenais prendre des nouvelles…
– hum… je crois que vous faites erreur, je n’ai pas parlé avec vous il y a 3 semaines.
– mais si, je sais que j’aurais dû te rappeler plus tôt, mais j’ai pas pu. je suis X (sur le moment, le prénom étant commun, je ne raccroche pas les wagons).
– qui pensez-vous avoir appelé?
– pardon?
– mon prénom…!
– …
– vous ne savez pas qui vous appelez?
– si, mais le prénom est dans mon carnet d’adresse, et je ne l’ai pas en mémoire tout de suite.
je souris. ben voyons…!
mais cette réponse me donne au moins un indice. je dois avoir affaire à un homme rencontré sur un site, à qui j’ai donné mon numéro, et avec qui ça n’a pas mené bien loin, et qui revient à la charge quelques temps plus tard, on ne sait jamais, sur un malentendu…
– vous faites erreur, je pense que vous vouliez appeler quelqu’un d’autre. vous avez dû vous tromper de numéro. bonne journée!
je raccroche et je repars.
30 minutes plus tard, mon téléphone ressonne. je décroche, j’étais arrivée, au moins, cette fois, donc pas eu besoin de me garer pour ça.
– c’est X, c’est moi qui vous ai appelée tout à l’heure.
ça commence à me courir…
– oui, oui, j’ai reconnu.
– en fait je t’ai menti. c’est Y qui m’a donné ton numéro de téléphone, il est en voyage en ce moment, mais il m’a dit que toi et moi on pourrait bien s’entendre au lit. je suis désolé, je ne voulais pas te mentir, mais j’ai conscience que la démarche peut sembler étrange. je suis inscrit sur (… le fameux site) mon pseudo c’est (…), tu peux aller vérifier si tu veux.
je viens donc de reconnaître mon correspondant.
il ne savait même plus si le contact qu’il appelait était un contact de SON carnet d’adresse, ou du carnet d’adresse de son pote. alors que nous avions re-échangé nos numéros de téléphone juste un mois auparavant!!!
lamentable.
et puis, tout ça, je le savais déjà, puisque je venais de comprendre qui était X alors que lui ne savait toujours pas qui j’étais, moi. et je me retrouvais en position de force. lui en manque à supplier pour de la baise, et moi, aucun besoin. c’est bizarre, hein, les retournements de situation dans la vie…!
– est-ce que ça t’embête si on s’appelle pour se parler un peu, ajoute-t-il.
moi, très calme et très zen, d’une voix douce et sensuelle (je vous promets c’est le cas):
– oui, ça m’embête.
– pardon?
moi toujours calme, douce et sensuelle:
– je dis que oui, ça m’embête si tu m’appelles pour discuter. je ne suis pas intéressée. merci beaucoup, mais merci de ne pas me rappeler. bonne journée!
et je raccroche.
ça c’est jouissif…
et ça, ça peut aussi vous expliquer pourquoi certaines femmes finissent par arrêter le libertinage. quand on tombe sur un rustre, c’est rarement du petit calibre. et on en sort généralement écoeurée par la gent masculine. à méditer!
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s