cherche relation SANS PRISE DE TETE…

avec ou sans prise de tête?
là est la question.
de mon point de vue :
accepter que l’autre nous fasse un minimum chier c’est accepter de lui donner la liberté d’être lui-même. c’est important dans une relation. je suis capable de faire les deux, d’accepter les prises de tête, et de les refuser. venant de moi, ça signifie vraiment deux choses:
– soit je veux vraiment connaître la personne, donc je lui donne la liberté de s’exprimer vraiment, avec authenticité, en lui garantissant que je ne fermerai pas la porte pour autant, même si je me défendrai aussi.
– soit je refuse de connaître la personne, ses humeurs, ses peines, ses joies, sa vie quoi, et là, à la moindre incartade, c’est au revoir.
mais ça signifie bien ça : « je veux te connaître vraiment », ou, « j’en ai rien à battre de ta vie. » c’est en ça que c’est important. c’est pour ça que je réclame le droit à la prise de tête.

de mon point de vue, quand je prends contact avec une personne c’est pour une relation avec un minimum de profondeur. or chaque personne étant différente, il est impossible de se rapprocher de quelqu’un sans essuyer de temps en temps un tir de mortier. c’est normal. on a tous un passé, des souffrances, des faiblesses et des forces. laisser entrer une personne dans son intimité n’est pas toujours facile, même si on veut bien l’y inviter.

alors quand on aime bien une personne, quand on l’apprécie vraiment, on accepte de se fâcher avec elle sans vouloir pour autant l’éjecter de sa vie. c’est basique.

c’est représentatif d’une certaine immaturité dans les relations que de ne pas savoir se disputer sans rompre. ce sont les amours adolescentes qui ne savent pas se fâcher sans en venir tout de suite à des extrémités regrettables. un classique.

quand on grandit, on apprend à se disputer. on ne fonctionne plus de façon binaire, ou manichéenne (tout va bien, donc on reste en relation, tout ne va pas bien, donc on rompt). on apprend les nuances, on apprend à jouer avec les différentes facettes de l’éventail, on apprend SES limites. on comprend le dicton; « dans l’amitié laisse une fenêtre pour la dispute, et dans la dispute une porte pour la réconciliation ».

on apprend ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas pour soi. on apprend aussi à respecter les limites de l’autre : ce qui est acceptable pour lui et qui ne l’est déjà plus pour soi, et dans ce cas on apprend à lui dire « non », sans se fâcher. ou ce qui est inacceptable pour lui, alors que nous on ne voit pas de souci, et dans ce cas, on accepte de SE limiter pour le respecter et respecter ses limites.

quand on grandit on accepte que chacun est différent. et au nom de cette différence, on accepte de ne pas toujours être d’accord avec l’autre tout en lui gardant son affection. on apprend les limites au-delà desquelles la relation devient simplement impossible (quand on est incompatibles).

en conclusion, quand je dis que je veux des relations avec prise de tête, je dis en fait que je veux des relations MATURES. ce qui comprend le respect (de soi et de l’autre) et la tolérance (de sa propre différence et de la différence de l’autre).

***

17 février 2016

avec l’âge on réalise aussi que se disputer consomme beaucoup d’énergie vitale. c’est une chose qu’on peut se permettre quand on est jeune et qu’on en est rempli(e), mais plus dans ses quarante et quelques années. c’est une chose que les jeunes devraient comprendre, c’est comme les ultra-sons, les « vieux » ne peuvent plus les entendre. les disputes c’est pareil.

d’ailleurs la dispute est une des méthodes favorites des vampires énergétiques pour glaner de l’énergie. lors d’une dispute une énorme quantité d’énergie est relâchée. faites l’expérience, après une dispute on est épuisé(e). si on engage de l’énergie dans la dispute soit pour la cadrer soit pour la résoudre, on s’épuise peut importe le résultat de la dispute, qu’on obtienne ce qu’on veut ou pas. une personne qui sait comment récupérer cette énergie dilapidée n’a plus qu’à se servir.

ce que je veux dire c’est qu’il y a dispute et dispute. dispute pour le plaisir de crier sur quelqu’un, c’est juste du non sens, y’a rien à y gagner. dispute pour trouver un terrain d’entente dans la tempête, ça oui. car il arrive toujours un moment où les amis, amants, ou même les membres de la même famille doivent composer avec leurs différences pour pouvoir continuer à cohabiter, fonctionner ensemble. la dispute fait partie de la relation.

le défi à la longue est d’arriver à faire la différence entre les « drama-philes » (qui sont souvent des vampires énergétiques d’ailleurs) et les gens normaux qui fonctionnent normalement, et qui parfois ont juste besoin d’être entendus, reconnus.

la notion de vampire énergétique me vient du tantra ou l’énergie (ses multiples facettes et ses usages et dérives) est étudiée avec attention. car le tantra est basé sur la notion d’échange d’énergie entre les êtres.

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