aimes-tu faire l’amour dans des endroits insolites?

voilà la question qu’un de mes contacts m’a posée un jour. (pour la petite histoire, je ne peux pas attester de ce que je vais avancer parce que malheureusement, même si nous nous entendions très bien, nous n’avons pas pu consommer.)

d’après ce que j’ai compris – mais je peux me tromper – son problème était surtout le prix des chambres d’hôtel. puis après réflexion, à l’occasion d’une conversation…

donc il n’y a pas longtemps, une personne me parle de sexe en plein air. comme d’habitude, je me sens mal à l’aise. je suis toujours très mal à l’aise d’imaginer l’inconfort et la furtivité d’une relation sexuelle volée, cachée, bref.

pour une fois je m’arrête et je réfléchis à ce qui me gêne dans le fait de faire l’amour là où j’en ai envie, quand j’en ai envie, sans attendre d’être dans le confort d’une chambre, d’hôtel ou particulière. et tout à coup, l’illumination!

mais bien sûr! vous m’imaginez, moi, procédant à une relation sexuelle expédiée, bacclée, en trois secondes, alors que la peur d’être découverte et interrompue me serre le ventre? vous m’imaginez? eh bien pas moi. pour une raison simple, et logique finalement:

j’aime prendre le temps. j’aime regarder mon amant dans les yeux, le découvrir, découvrir son corps, le goûter, parcourir sa peau de mes mains, de mes lèvres, l’aimer en douceur, et le garder en moi pendant des heures.

pendant des heures.

est-ce possible en extérieur? non. en extérieur, il faut garder l’oeil sur ce qui se passe autour de soi, il faut surveiller que personne ne vient, et si quelqu’un vient, sauf à être exhibitionniste – ce que je ne suis pas – il faut être prêts à s’interrompre, pour recommencer…

et tout ça, en gardant l’oeil ouvert, parce que bon, quand on est une femme, qu’on n’a plus sa culotte, et qu’on s’exhibe à moitié nue dans les rues de paris, je crois qu’il ne serait pas logique d’aller pleurer ensuite au commissariat de police parce qu’il vous est arrivé des bricoles… je ne sais pas… en cas de grabuge, j’ai une confiance très limitée dans l’esprit chevaleresque et l’envie de me défendre que pourrait avoir un homme rencontré il y a peu sur un site de cul…

voilà donc ma conclusion:

il est impossible de se concentrer à 100% sur ce qu’on fait si on fait l’amour en plein air, ou alors il faut être inconsciente, border line, ou exhibitionniste, ce que je ne suis pas.

il est impossible qu’un tel coït dure. faire l’amour dehors c’est fatalement faire l’amour vite.

je dirais donc que sous prétexte de faire quelque chose de ‘romantique’ – tu parles – et d’excitant, un homme incapable de faire durer l’acte d’amour trouvera ici une bonne excuse pour tous ses ratés. sa partenaire ne pensera même pas à lui reprocher le peu d’attention dont il fait preuve envers elle. elle lui en sera même presque reconnaissante. donc:

l’amour en plein air est le paradis des éjac’ précoces.
oui, c’est mon dernier mot jean-pierre…

 
 

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